Texte incrusté en bas d'écran — traduit les dialogues ou clarifie le contenu. Aussi : procédé de design pour la voix off ou cartons.
Au montage, on travaille avec les sous-titres différemment de ce que l'on pense. Il ne s'agit pas seulement de traduction — il s'agit de timing, de lisibilité et de la question de savoir quand le texte est réellement nécessaire. Sur le plateau, on crée le matériel brut ; au montage, on décide si et comment ce texte soutient l'histoire ou la pèse.
Concrètement, cela signifie : les sous-titres doivent respirer avec le rythme du montage. Un dialogue dans la langue originale nécessite deux à trois secondes par ligne de sous-titre — pas moins, sinon on précipite le spectateur. En même temps, le texte ne doit pas dépasser deux lignes, sinon il bloque trop d'image. Au montage, vous placez idéalement le sous-titre une dixième de seconde avant le mot prononcé et le faites disparaître une dixième de seconde après le dernier mot. Cela semble naturel.
Les sous-titres comme procédé stylistique sont une autre affaire. Si vous avez besoin de texte hors champ — lettres, notes, monologues intérieurs — les sous-titres peuvent sembler plus élégants qu'une voix off. Ils donnent au spectateur le temps de lire et sont moins intrusifs. Les intertitres, qui fournissent une contextualisation historique ou marquent des sauts temporels, fonctionnent mieux lorsqu'ils restent plus longtemps à l'écran que les sous-titres de dialogue et sont placés dans un plan distinct et calme — pas superposés à des séquences d'action.
Une erreur fréquente : placer les sous-titres en parfaite synchronisation avec le montage. Cela conduit à des fondus d'entrée et de sortie abrupts. Mieux vaut : faire disparaître les sous-titres 2–3 images avant un cut, pour que l'œil ait le temps. Et la taille de la police ? Les petits moniteurs sur la station de montage sont trompeurs. Ce qui semble lisible ici est trop petit au cinéma. Règle générale : dimensionner généreusement, puis ajuster par la suite.
Le codage couleur aide dans les productions multilingues. Des couleurs différentes pour différentes langues ou groupes de personnages augmentent la clarté sans surcharger l'image. Et important : le chef monteur doit coordonner le timecode final avec les sous-titreurs — chaque image compte.