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Fondu au noir
Montage · Termes

Fondu au noir

Dip to Black
Murnau AI illustration
dissolve fade in fade out fade to black fade to white quasar x crossfade wipe

Transition entre deux scènes par fondu au noir et fondu d'ouverture. Standard: 24 images (12 fade out, 12 fade in) à 24fps.

Détails techniques

La durée standard d'un fondu au noir est de 24 images (1 seconde à 24 ips), divisée en 12 images de fondu enchaîné (Fade Out) et 12 images de fondu enchaîné (Fade In). Dans les systèmes de montage numériques, la transition est contrôlée par une courbe gamma qui peut être linéaire ou exponentielle. Les NLE modernes proposent des variantes telles que le fondu au blanc (100% de luminance), le fondu à la couleur (valeurs RVB définies) ou le dissolve sans phase intermédiaire. Le temps de rendu pour un matériel 4K est d'environ 2 à 4 secondes par transition, en fonction du codec et du matériel.

Histoire et développement

Le fondu au noir est apparu en 1895 avec les premières caméras de cinéma, lorsque les opérateurs utilisaient le capuchon d'objectif pour changer de scène. En 1903, Edwin S. Porter a introduit des fondus enchaînés délibérés comme éléments narratifs dans "The Great Train Robbery". L'ère Technicolor des années 1930 a établi la norme de 24 images, qui prévaut encore aujourd'hui. Avec l'introduction des systèmes de montage numériques tels qu'Avid Media Composer (1989), des transitions précises image par image sont devenues possibles. Depuis 2010, les systèmes accélérés par GPU permettent une prévisualisation en temps réel sans rendu.

Utilisation pratique au cinéma

Stanley Kubrick a utilisé 47 fondus au noir dans "2001 : L'Odyssée de l'espace" (1968) pour des sauts temporels entre les époques. Christopher Nolan utilise des fondus de 1,5 seconde dans "Dunkerque" (2017) pour des changements de perspective entre les trois niveaux d'intrigue. La transition signale des sauts temporels, des changements de lieu ou des niveaux de conscience. Les documentaires utilisent des fondus de 0,5 seconde pour les transitions de chapitre. Inconvénients : interrompt le flux d'images plus qu'un dissolve, peut perturber le rythme en cas d'utilisation fréquente. Avantage : crée des césures narratives claires et renforce les points tournants dramaturgiques.

Comparaison et alternatives

Le dissolve superpose deux images sans phase de noir et semble plus fluide. Le jump cut renonce à la transition et crée une discontinuité délibérée. Le match cut relie des scènes par des similitudes visuelles ou thématiques. Le L-cut (la vidéo se termine avant l'audio) ou le J-cut (l'audio commence avant la vidéo) maintient la continuité acoustique. Le whip pan ou la transition par zoom utilisent le mouvement de la caméra au lieu du montage. Les alternatives modernes incluent les morph cuts (adaptation automatique des visages) ou les transitions VR pour le matériel 360°. Le choix dépend de la dramaturgie souhaitée, du rythme narratif et du public cible.

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