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Fondu au blanc
Montage · Termes

Fondu au blanc

Fade to White
Murnau AI illustration
dissolve fade in fade out fade to black quasar x crossfade wipe iris gear

Fade to White : transition vers le blanc pur par exposition additive ou augmentation maximale des valeurs de luminance, souvent employé pour des passages spirituels ou visionnaires.

Détails techniques

Le fond blanc est créé numériquement par une superposition additive (mode de fusion Add) ou par une interpolation linéaire des valeurs de luminance. En correction colorimétrique, cela se fait en augmentant continuellement la valeur de lift à +1,0 ou la valeur de gain au maximum, tout en réduisant le contraste à zéro. Dans la production cinématographique analogique, l'effet était obtenu par une double exposition avec un champ blanc pur ou par une surexposition lors de la copie de 3 à 5 diaphragmes. Les systèmes de montage modernes offrent trois variantes : fondu linéaire (progression uniforme), fondu exponentiel (éclaircissement accéléré) et fondu en courbe en S (début et fin doux).

Histoire et développement

Le premier fond blanc documenté est apparu en 1903 dans "The Great Train Robbery" d'Edwin S. Porter, comme une solution technique d'urgence pour du matériel filmique surexposé. Fritz Lang a établi en 1927 dans "Metropolis" l'utilisation dramaturgique consciente pour les séquences de visions. Avec l'introduction des procédés Technicolor en 1932, le fond blanc a gagné en popularité, car il permettait une pureté spectrale sans dominante de couleur. La révolution numérique depuis 1990 a considérablement simplifié le contrôle précis du fondu – les systèmes de color grading modernes autorisent des ajustements de timing précis à la milliseconde près.

Utilisation pratique au cinéma

Dans "2001 : L'Odyssée de l'espace" (1968) de Kubrick, 47 fondus blancs sont utilisés pour les séquences du monolithe, chacun d'une durée exacte de 72 images. Malick utilise dans "The Tree of Life" (2011) plus de 200 fondus blancs pour des transitions spirituelles. Christopher Nolan a utilisé dans "Interstellar" (2014) des fondus blancs avec une température de couleur de 5000K pour la séquence du Tesseract. Le flux de travail nécessite une coordination précise entre le département caméra et la post-production : dès le plateau, les prises de vue en Log sont planifiées avec un headroom de +2 EV pour des transitions blanches propres. Des inconvénients surviennent lors du mastering HDR, car les valeurs de pointe supérieures à 1000 nits peuvent provoquer un écrêtage dans la représentation.

Comparaison et alternatives

Le fond blanc se distingue fondamentalement du fond noir par une gestion de la lumière additive plutôt que soustractive. Les flash cuts (1 à 3 images de blanc pur) créent des effets de choc, tandis que les fondus blancs créent des transitions contemplatives. Les fondus enchaînés sur des images intermédiaires blanches nécessitent un temps de rendu double, mais offrent un contrôle plus précis du timing. Les alternatives modernes comprennent les fondus bokeh ou les transitions de lens flare, qui nécessitent cependant des plugins spéciaux comme Sapphire ou Red Giant. Dans les flux de travail 4K, les coloristes préfèrent de plus en plus les fondus blancs basés sur le lift aux méthodes additives, car ils produisent moins d'artefacts de banding.

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