Enveloppe en mousse pour micros — élimine le bruit de vent et les claquements. Incontournable en extérieur.
Si vous devez tourner en extérieur et que le vent se lève, même légèrement, votre micro-cravate ou votre micro de caméra deviendra problématique sans sa bonnette anti-vent. Le revêtement en mousse se place sur le microphone et absorbe les mouvements d'air de basse fréquence qui, autrement, se traduiraient par un bruit sourd dans votre enregistrement — à ne pas confondre avec le bruit du vent réel, qu'une bonne bonnette ne peut éliminer complètement. C'est intentionnel : elle doit atténuer le vent, pas le rendre invisible.
Sur le plateau, cela fonctionne ainsi : la bonnette est constituée de mousse de polyuréthane ou de mélamine à pores ouverts, qui diffuse les ondes de pression de l'air avant qu'elles n'atteignent la membrane. Simultanément, elle absorbe les plosives — c'est-à-dire les sons durs en "P" et "B" produits par les locuteurs. C'est pourquoi elle est également standard pour les enregistrements en intérieur avec des présentateurs ou des acteurs. Pour les enregistrements critiques — interviews en extérieur, enregistrements d'ambiances, voix off en extérieur venteux — vous avez besoin d'une bonne bonnette, pas trop fine. Trop fine, et le vent sifflera simplement à travers. Trop épaisse, et vous perdrez les hautes fréquences, la voix sonnera étouffée.
La pratique montre qu'une bonnette bon marché est une fausse économie. J'en prends plusieurs — de différentes tailles pour différents microphones, et au moins une en réserve au cas où l'une d'elles serait sale ou mouillée. La pluie est votre ennemie : la mousse absorbe l'eau, et alors vous pouvez l'oublier. Il existe des variantes imperméables (généralement avec une couche plus fine), mais même celles-ci ne sont pas conçues pour les fortes pluies. Après le tournage, vous devriez la laisser sécher — rangée dans un sac humide, elle deviendra rapidement moisi ou moisira.
Une erreur fréquente : pousser la bonnette trop profondément sur le microphone, jusqu'à ce que la capsule soit complètement enfoncée. Cela réduit encore mieux les plosives, mais les aigus en pâtissent sensiblement. Si la bonnette est correctement placée, la capsule devrait encore être vaguement devinable. Il est également important — et souvent oublié — de nettoyer régulièrement la surface de la mousse de la bonnette. La poussière, les poils, la salive (pour les micros-cravates près de la bouche) s'accumulent et influencent le comportement sonore. Une brosse sèche ou un chiffon doux aide.
Pour les tournages en extérieur avec une vraie tempête, une simple bonnette ne suffit pas — vous avez alors besoin en plus d'un écran anti-vent ou d'un soi-disant "windjammer" (un boîtier en mousse plus épais). La bonnette est cependant la première et la plus importante couche. Sans elle, un son propre en extérieur est irréaliste.