Mouvement inférieur à un pixel — permet un mouvement lisse sans saccade. Critique pour les effets flottants subtils.
Lorsque vous déplacez un élément dans le composite ou l'espace 3D sur des distances plus petites que la largeur d'un pixel individuel, vous travaillez dans la zone des sous-pixels. Cela peut sembler académique, mais c'est l'un des défis les plus fréquents pour les mouvements subtils en VFX — et la différence entre un rendu professionnel et amateur.
En pratique : vous avez une poussière, une particule ou un objet minuscule qui doit bouger sur plusieurs images. Si vous décalez la position de exactement 1 pixel vers la droite, image par image, cela crée un effet de "crawling", un léger saccadement que l'œil enregistre inconsciemment. Le mouvement semble haché. La précision sub-pixel signifie que votre système de compositing (Nuke, After Effects, Fusion) suit ces positions sub-pixel en interne — par exemple, 1,3 pixel ou 0,7 pixel — et génère une courbe véritablement fluide lors du rendu par interpolation. L'œil ne voit pas de sauts, pas d'escaliers, mais un mouvement organique et continu.
En rendu 3D, c'est une norme depuis longtemps : le sous-pixel anti-aliasing et le motion blur fonctionnent avec cette résolution. Mais en compositing — surtout pour le suivi 2D et les mouvements manuels par image clé — cela est souvent négligé. Vous avez besoin d'une interpolation qui fonctionne plus finement que la grille de pixels ; typiquement cubique ou supérieure, pour calculer proprement les valeurs sub-pixel.
Un exemple pratique : le suivi d'une minuscule saleté sur une lentille — la tache fait peut-être 2x2 pixels, mais se déplace lentement en diagonale dans l'image. Sans précision sub-pixel, le mouvement donne l'impression que la tache saute. Avec une précision sub-pixel, chaque image est calculée avec les vraies sous-positions, le moteur d'anti-aliasing lisse les bords, et le résultat est optiquement d'une finesse remarquable.
Important : le mouvement sub-pixel coûte du temps de calcul — l'interpolation et l'anti-aliasing ne sont pas gratuits. Mais avec les systèmes modernes et les matériaux haute résolution (2K, 4K), ce n'est plus le problème que cela a été. Là où il faut faire attention : certains filtres anciens ou simples ne respectent pas les positions sub-pixel. Vous bloquez alors et perdez à nouveau la fluidité. C'est pourquoi, en compositing, il faut toujours vérifier les méthodes d'interpolation — et ne pas arrondir à des valeurs entières pour les images clés si votre élément est petit et rapide.