Vidéo projetée sur géométries 3D ou façades avec mappage spatial précis — illusions volumétriques sans CGI coûteux.
Vous projetez des contenus vidéo sur des objets tridimensionnels ou de l'architecture, et le logiciel calcule la distorsion géométrique de manière à ce que la projection paraisse correcte sous tous les angles — c'est le projection mapping. Sur le plateau, vous avez besoin d'un calibrage précis : position de la caméra, position du projecteur, géométrie exacte de l'objet. Ensuite, le logiciel mappe les contenus vidéo sur la surface, corrigeant les erreurs de distorsion trapézoïdale et les déformations de perspective en temps réel. Le résultat est une illusion 3D transparente, comme si l'objet lui-même s'illuminait ou se transformait.
En pratique, vous distinguez deux flux de travail : le mapping sur plateau (On-Set Mapping) pour la visualisation en direct et comme référence visuelle pour les acteurs et la caméra — par exemple, lorsqu'une façade est animée numériquement pendant le tournage, ou qu'un acteur joue face à un objet physique qui se métamorphose en temps réel. Ici, vous utilisez des logiciels spécialisés comme MadMapper, Resolume ou Disguise pour contrôler et affiner la projection pendant le tournage. La seconde approche est le mapping en post-production : vous filmez le lieu physique ou l'objet, et au montage, le département VFX intègre les contenus numériques dans la prise de vue, en les traquant et en les corrigeant de manière perspective — nettement plus complexe, car le suivi et la capture de la géométrie doivent être précis, mais plus flexible en post-traitement.
Conseil pratique : lorsque vous effectuez un mapping sur plateau, vous avez besoin de positions de projecteur stables et d'un éclairage constant dans le studio ou la salle — la lumière ambiante détruit immédiatement l'effet. La résolution de vos projecteurs doit correspondre à la résolution d'image prévue et au détail de la surface ; un mapping bon marché sur un mur de briques rugueux paraîtra pixellisé. Pour les mouvements de caméra, votre précision de suivi est cruciale — si la projection dérive ne serait-ce que de quelques pixels, l'effet paraîtra bon marché. Au montage, le mapping fonctionne parfaitement pour une caméra statique ou peu mobile, où vous pouvez faire correspondre la projection au mouvement. Faites également attention à la couleur de surface de l'objet ; les surfaces blanches ou gris neutre sont idéales, les objets sombres absorbent la luminosité du projecteur.
L'avantage par rapport aux VFX classiques : le mapping crée de véritables lumières, capables de reflets, sur la scène, ce qui simplifie considérablement l'intégration et l'éclairage pour d'autres effets. Des exemples cinématographiques utilisent le mapping pour les écrans de téléphone portable, l'architecture éclairée dans des décors dystopiques ou les transformations abstraites d'éléments de scène. C'est une technique hybride qui combine l'efficacité sur plateau et le contrôle en post-production — mais qui exige une planification précise et du matériel calibré.