Technique d'animation : plusieurs images semi-transparentes superposées dans l'éditeur — trace précisément les lignes de mouvement. Standard en mocap.
Vous êtes devant votre timeline d'animation et avez besoin de clarté sur la trajectoire d'un personnage entre deux images clés — c'est précisément là qu'intervient l'oignonisation. Cette technique superpose plusieurs images consécutives de manière semi-transparente dans votre fenêtre d'éditeur, vous permettant de saisir la direction et la vitesse du mouvement d'un coup d'œil. Voir toutes les positions simultanément, plutôt que de cliquer sur chaque position successivement — voilà l'essentiel.
L'utilité pratique devient immédiatement évidente lorsque vous travaillez avec la capture de mouvement : les données brutes du système de mocap sont souvent bruitées, et des images individuelles ne vous indiquent pas si une main s'éloigne du corps de manière fluide ou si elle effectue un saut. Avec l'oignonisation, vous superposez cinq, dix, voire vingt images et identifiez immédiatement où la courbe se brise. Vous voyez des artefacts, des accélérations non naturelles, des positions intermédiaires manquantes — le tout dans une seule vue. Cela vous fait gagner des heures de débogage de données de mocap.
C'est également indispensable dans les flux de travail en stop-motion. Lorsque vous photographiez image par image des marionnettes, vous devez savoir à quoi ressemblaient les trois dernières prises pour placer la suivante. Ici, vous superposez souvent les images actuelles et précédentes de manière transparente — le directeur de la photographie ou l'animateur voit sur le moniteur si le mouvement reste continu. De nombreux professionnels règlent l'opacité de manière à ce que l'image actuelle soit visible à 100 % et les trois dernières à 20-30 %. Cela crée une "image fantôme" du mouvement.
La plupart des outils professionnels proposent l'oignonisation comme fonctionnalité standard : dans Maya, Blender et Nuke, vous pouvez l'activer en quelques clics et régler le nombre d'images avant et après. En compositing, vous l'utilisez pour ajuster précisément des reconstructions ou des effets graphiques sur un mouvement existant — par exemple, lorsque vous devez suivre une figure CG image par image sur une performance en prise de vues réelles. La transparence peut être contrôlée de manière granulaire, souvent avec un codage couleur : les images avant l'actuelle dans une couleur, celles après dans une autre. L'œil saisit alors immédiatement la direction temporelle du mouvement.