Teintes voisines sur le cercle chromatique qui créent une harmonie visuelle et une grille de couleur cohérente. Très courant pour unifier l'image sans heurt.
Détails techniques
La différence spectrale de longueur d'onde entre les couleurs analogues est au maximum de 60 à 80 nanomètres. Les schémas de couleurs analogues typiques comprennent le rouge-orange-jaune (620-570 nm), le bleu-bleu-violet-violet (475-400 nm) ou le vert-vert-jaune-jaune (560-570 nm). Dans la correction colorimétrique numérique, les palettes analogues sont définies par des ajustements HSL (Teinte/Saturation/Luminosité) avec des valeurs de tolérance de ±15 degrés sur la roue chromatique. DaVinci Resolve et Baselight utilisent des scopes vectoriels pour un contrôle précis des distributions de couleurs analogues avec une surveillance de pic entre 75 et 100 IRE.
Histoire et développement
L'application systématique des couleurs analogues au cinéma a débuté en 1935 avec des productions Technicolor comme "Becky Sharp". La conceptrice des couleurs Natalie Kalmus a développé les premières directives pour des combinaisons harmonieuses de couleurs. En 1975, Vittorio Storaro a introduit des dramaturgies de couleurs analogues complexes avec "Novecento". L'intermédiaire numérique (DI) à partir de 2000 a permis une manipulation précise des schémas de couleurs analogues en postproduction. Les flux de travail HDR modernes depuis 2016 élargissent l'espace colorimétrique pour les combinaisons analogues à la norme Rec.2020 avec une gamme de couleurs 75% plus grande.
Utilisation pratique au cinéma
Ridley Scott a utilisé des palettes orange-rouge-jaune dans "Blade Runner 2049" pour les séquences désertiques et bleu-bleu-vert-turquoise pour les scènes urbaines. Denis Villeneuve a établi dans "Premier Contact" des tons vert-vert-jaune-olive pour les rencontres extraterrestres. Le flux de travail comprend la surveillance LUT sur le plateau, l'étalonnage des dailies avec des lifts/gammas/gains primaires et des sessions DI finales avec masquages secondaires. Les schémas de couleurs analogues réduisent l'agitation visuelle et dirigent l'attention vers les éléments narratifs clés, mais nécessitent une coordination précise des costumes et de la scénographie.
Comparaison et alternatives
Les couleurs analogues se distinguent des couleurs complémentaires (opposition à 180 degrés) et des schémas triadiques (intervalles de 120 degrés). Les palettes monochromes n'utilisent que des variations de luminosité et de saturation d'une seule couleur. Les combinaisons complémentaires éclatées utilisent une couleur de base plus deux voisins de sa couleur complémentaire. Les caméras de cinéma modernes comme l'ARRI Alexa LF ou la RED Monstro 8K VV offrent une science des couleurs étendue pour des harmonies analogues plus complexes grâce aux flux de travail ACES et à la surveillance P3-D65.