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Mixage final d'un film en plusieurs formats (5.1, 7.1, Atmos) avec codage spécifique et normalisation de la dynamique pour la projection en salles.

Détails techniques

Un master d'impression numérique est généralement créé en résolution 24 bits/48 kHz ou supérieure et contient des canaux discrets pour les configurations 5.1, 7.1 ou Atmos. Le traitement dynamique est effectué selon les normes SMPTE avec un niveau de référence de -20 dBFS pour les formats numériques. Pour les masters d'impression analogiques, le niveau nominal est de +4 dBu avec une bande passante de 40 Hz à 16 kHz. Les masters d'impression modernes intègrent le codage Dolby Digital Plus ou DTS-HD avec des débits de données compris entre 448 kbit/s et 6 Mbit/s. La normalisation du volume sonore est effectuée selon la norme EBU R128 avec -23 LUFS comme valeur cible.

Histoire et développement

Le concept de master d'impression est né en 1976 avec l'introduction du système Dolby Stereo, lorsque des masters séparés pour différents formats de lecture sont devenus nécessaires pour la première fois. Lucasfilm a révolutionné les normes de qualité des masters d'impression en 1982 avec THX, grâce à des procédures d'étalonnage précises. La transition vers les masters d'impression numériques a commencé en 1992 avec le système DTS pour "Jurassic Park". Depuis 2005, les flux de travail numériques dominent avec les systèmes ProTools HD et les suites de mastering dédiées comme l'Euphonix System 5.

Utilisation pratique au cinéma

Le film "Inception" (2010) de Christopher Nolan a utilisé des masters d'impression séparés pour les versions IMAX et cinéma standard, avec un traitement dynamique différent. "Mad Max: Fury Road" (2015) a nécessité trois variantes de master d'impression différentes pour la lecture Dolby Atmos, 7.1 et 5.1. Le processus de mastering comprend l'équilibrage des stems, la correction de fréquence et l'intégration de tonalités de référence pour les sous-titres. Les ingénieurs du son créent des masters d'impression à titre d'essai sur des moniteurs de proximité étalonnés et les vérifient dans des environnements de cinéma standardisés.

Comparaison et alternatives

Le master d'impression se distingue du pré-master par son codage final et son optimisation de format. Alors que les masters de mixage contiennent encore des pistes individuelles, le master d'impression ne contient que la somme stéréo finale ou la matrice multicanal. Les services de mastering modernes basés sur le cloud, tels que Dolby Vision Professional, offrent une création automatisée de masters d'impression, mais n'atteignent pas la précision du travail manuel en studio. Les formats de distribution alternatifs tels que les flux Netflix utilisent leurs propres protocoles de mastering avec une normalisation à -27 LUFS au lieu des normes cinéma.

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