Standard télévisuel américain à 29,97 ips, 525 lignes — utilisé aux USA, Japon, parties d'Amérique latine. Critique pour les livrables et la compatibilité timecode sur tournages internationaux.
Si vous tournez aux États-Unis ou au Japon, vous ne pourrez pas éviter le NTSC — c'est la norme de télévision couleur nord-américaine, et elle dictera les paramètres de votre projet dès le premier jour. Contrairement au PAL avec 25 ips, le NTSC fonctionne à 29,97 ips (pas 30, c'est important), avec une résolution de 525 lignes et un rapport d'aspect de 4:3 dans sa configuration classique. La fréquence d'images inhabituelle — 29,97 au lieu de 30 pile — est née d'une nécessité de l'ère analogique, mais elle est maintenue à ce jour car elle est ancrée dans l'ensemble de l'écosystème de diffusion nord-américain.
Sur un plateau international, vous remarquerez le NTSC principalement dans deux domaines : les formats de livraison et le timecode. Si votre producteur dit que le DCP final doit être livré pour les cinémas nord-américains, le monteur travaillera sur des projets à 29,97 ips. Cela ne concerne pas seulement la fréquence d'images — le timecode fonctionne également différemment. Le timecode NTSC est en drop-frame (01:00:00;00 au lieu de 01:00:00:00), car la fréquence de 29,97 nécessite une correction mathématique pour rester synchronisée avec le temps réel écoulé. Ignorer cela entraîne des problèmes de synchronisation dans le master.
Le côté pratique : votre caméra doit être compatible NTSC ou au moins pouvoir être réglée sur 29,97 ips. Avec les caméras de cinéma numérique modernes, ce n'est pas un problème — elles gèrent n'importe quel standard. Cela devient problématique avec les anciennes caméras HD ou lorsque vous fusionnez des rushes de différentes sources. Un plan en 25 ips à côté d'une séquence en 29,97 ips crée des cauchemars de timing en montage offline. Les moniteurs et les routeurs vidéo doivent également prendre en charge le NTSC — tous les scopes sur le plateau ne sont pas calibrés pour cela.
Le NTSC est également pertinent pour l'étalonnage des couleurs et la livraison des VFX : la correction gamma et la résolution des couleurs diffèrent légèrement de la norme PAL. Si votre étalonneur travaille dans une salle contrôlée PAL et doit livrer du matériel NTSC, celui-ci doit être converti — pas simplement rééchantillonné, mais avec une intention de couleur réfléchie. Il en va de même pour le matériel entrelacé, s'il est encore travaillé en analogique : le NTSC est entrelacé (balayage 2:1), le PAL aussi, mais le nombre de lignes diffère (525 contre 625). Un up-res ou un down-res sans interpolation génère des artefacts.
Astuce en passant : si vous naviguez entre la production américaine et européenne, tenez une matrice de formats claire. Utilisez des intermédiaires de mastering en résolution plus élevée (4K, DCI) à partir desquels vous générez les deux standards. C'est plus long et plus exigeant en qualité, mais plus propre que d'essayer de convertir du 25 ips en 29,97 ou vice versa.