Convertisseur acoustique transformant l'énergie en signal électrique — condensateur pour les détails, dynamique pour le rejet du bruit.
Le microphone se situe entre l'acteur et la salle de montage — il décide si la voix est nette ou sonne comme en studio. Un micro mal positionné ruine un plan autrement parfait, et sur le plateau, vous ne le remarquez que des heures plus tard au montage. Le choix entre condensateur et dynamique n'est pas une question de goût, mais une nécessité technique qui définit tout votre mixage sonore.
Les micros à condensateur réagissent aux moindres variations de pression de l'air — partenaires idéaux pour les scènes d'intérieur et les dialogues synchrones dans des environnements contrôlés. Ils nécessitent une alimentation fantôme (48V), mais captent aussi le moindre souffle : bruits de respiration, bruissement de papier, climatisation. C'est votre allié pour les interviews calmes ou les monologues, votre ennemi pour les prises de vues extérieures avec du vent. Les micros dynamiques, en revanche, ignorent les perturbations subtiles — ils se concentrent sur la source sonore principale et filtrent naturellement le bruit ambiant. Si votre acteur bouge, que la caméra filme une action ou que vous êtes en déplacement lors d'un tournage en direct, le micro dynamique vous sauve la mise.
Le placement décide de plus de 80 % de la qualité sonore. Un micro-cravate (Lavalier) se place à 15-20 cm sous le larynx, bien ancré dans le tissu — ne le laissez pas pendre. Un micro perche est abaissé du dessus dans le cadre, minimalement visible, toujours à la même hauteur que la source sonore. L'erreur classique : le positionner trop loin et ensuite le remonter artificiellement au montage, ce qui amplifie le bruit. Mieux vaut : s'approcher, puis ajuster dans le mixage. Les types de micros — cardioïde, omnidirectionnel, bidirectionnel — influencent également ce que vous enregistrez et ce que vous n'enregistrez pas. La directivité cardioïde concentre le son direct et atténue les perturbations latérales ; la directivité omnidirectionnelle enregistre tout autour.
Sur le plateau, chaque micro a besoin d'une protection physique : une bonnette (anti-pop ou "fuzzy") contre les bruits de respiration, des pieds ou des poignées stables, des câbles redondants. Le meilleur son est obtenu lorsque le chef opérateur du son est présent dès la lecture du scénario — vérifier l'acoustique de la pièce, planifier les niveaux de volume, préparer le matériel de secours. Un deuxième micro indépendant en guise de sécurité n'est pas un luxe, mais une norme lors d'un tournage professionnel. Votre enregistrement doit être correct avant le montage ; il n'y a aucune correction qui n'entraîne pas une perte de qualité.