Résumé d'un film en une seule phrase avec protagoniste, conflit central et enjeux en 15–25 mots. Standard créé en 1947 par les studios hollywoodiens pour les pitch meetings et l'évaluation de projets.
Détails techniques
La logline optimale comprend 15 à 25 mots et contient trois éléments obligatoires : le protagoniste avec une caractéristique distinctive, le conflit central sous forme d'action active, et l'enjeu émotionnel ou physique (Stakes). Elle évite les noms de personnages, les personnages secondaires et les détails de sous-intrigues. La norme de l'industrie est l'utilisation du présent, d'un langage actif et la suppression des adjectifs sans pertinence dramaturgique. Les indicateurs de genre sont transmis par la tonalité et le choix du conflit, et non par une dénomination explicite.
Histoire et développement
La logline est née en 1947 dans les départements des scénarios des grands studios hollywoodiens, où les lecteurs de scénarios évaluaient des centaines de treatments par jour. Roy Disney Jr. a établi en 1952 le format d'une seule phrase comme standard pour les réunions de pitch. Dans les années 1970, les agences d'artistes comme CAA ont adopté la logline comme outil de vente pour les projets. Depuis les années 1990, elle détermine également le marketing : 78 % de toutes les affiches de cinéma utilisent une logline modifiée comme tagline.
Utilisation pratique au cinéma
"JAWS" (1975) : "Un chef de police combat un grand requin blanc qui terrorise une ville côtière." "ALIEN" (1979) : "L'équipage d'un vaisseau spatial commercial rencontre une créature extraterrestre mortelle." Les loglines servent de boussole pendant le développement - si une scène s'écarte de la logline, elle met en danger l'unité narrative. Les réunions de pitch commencent par défaut par la logline, suivies du treatment et des arcs narratifs des personnages. Les financiers décident dans les 30 secondes après la logline de l'intérêt pour un projet.
Comparaison et alternatives
La logline se distingue du pitch (présentation de 2 à 5 minutes), du treatment (résumé de l'intrigue sur 2 à 10 pages) et de la synopsis (1 à 3 pages avec le développement des personnages et la fin). Alors que les taglines sont formulées de manière marketing et émotionnellement attrayante, la logline reste factuelle et axée sur l'action. Les séries télévisées utilisent des loglines de série, qui décrivent le concept de base sans épisode spécifique. Les plateformes de streaming privilégient aujourd'hui les "hook lines" avec un caractère de cliffhanger plus prononcé pour les systèmes de recommandation algorithmique.