Matériel préproducé — vidéo ou séquence numérique intégrée en direct. Infos, écran de téléphone, vidéosurveillance.
Vous connaissez cela de tous les journaux télévisés : le présentateur est assis dans le studio, et soudain une séquence vidéo est diffusée derrière lui ou à côté de lui — c'est l'insert. Techniquement, on travaille ici avec du matériel pré-produit ou archivé qui est inséré dans le flux d'images en cours pendant une diffusion en direct ou une scène enregistrée. L'insert ne fait pas partie de l'action en direct elle-même, mais est techniquement superposé ou intégré au montage.
Dans la production télévisuelle, c'est l'arme standard : les reporters d'actualités sur le terrain, les images documentaires, les archives — tout cela est inséré dans le plateau du studio. L'écran derrière le présentateur, le graphique affiché, la prise de vue par drone du lieu de l'accident — ce sont des inserts. Dans le drame ou le thriller, on utilise la même technique pour les prises de vue d'écran de téléphone portable, les images de caméras de surveillance ou les vues par la fenêtre (si l'on ne veut pas vraiment sortir). Vous fournissez le matériel, généralement sur bande ou sous forme de fichier, l'assistant réalisateur ou la direction de la diffusion le déclenche au bon moment.
Concrètement, cela signifie pour vous sur le plateau : concertation avec la technique pour savoir si l'insert sera diffusé en direct ou plus tard au montage. La résolution doit correspondre — HD ou 4K, selon la façon dont votre matériel principal est traité. Si vous filmez vous-même l'insert (par exemple, la scène de la caméra de téléphone portable), faites attention au look délibérément différent : plus brut, plus chargé en compression, comme s'il provenait réellement d'un appareil grand public. Cela le distingue du reste et le rend crédible. Le timing est critique — si l'insert est diffusé en direct, il n'y a pas de seconde chance. Vous calibrez la couleur et la lumière de manière à ce que l'insert ne paraisse pas complètement soudain, mais corresponde à la scène, même s'il s'agit visiblement d'un matériel différent.
Au montage, c'est plus flexible : là, vous avez le temps de positionner finement l'insert, de concevoir les transitions, d'ajuster l'étalonnage des couleurs. Certains directeurs de la photographie traitent délibérément les inserts comme du found footage — granuleux, avec une dominante de couleur, comme si une caméra cachée avait filmé cela. Cela crée de l'authenticité. Faites attention au volume sonore : une vidéo insérée a souvent son propre son, qui doit correspondre à la scène et ne pas être trop fort.