Verre optique devant ou derrière l'objectif — modifie couleur, contraste, flou de mouvement ou qualité de lumière. ND, polarisant, soft : incontournables.
Avant la lentille ou dans le porte-filtre — les filtres sont la première instance de contrôle entre le sujet et le capteur. Vous les emballez avant de vous rendre sur le plateau, et ils décident souvent si vous allez désespérément corriger l'étalonnage au montage ou si vous aviez déjà la bonne intention visuelle sur le plateau.
Les filtres ND (densité neutre) sont votre pain quotidien. Ils réduisent la quantité de lumière sans fausser la couleur — essentiel si vous voulez travailler à la lumière du jour avec une ouverture maximale ou si vous avez besoin de 24 images par seconde à f/2. Un filtre ND à 3 diaphragmes ou un ND variable est standard dans tout sac photo. L'astuce : plus le filtre est dense, plus vous devez faire attention au suivi de la mise au point, car l'image du viseur devient plus sombre. Certains assistants opérateurs préfèrent le verre ND devant la lentille, d'autres les filtres internes de la caméra — l'avantage de l'interne est l'évitement des reflets parasites.
Les polarisants éliminent les reflets de l'eau ou du verre, saturent le ciel et suppriment les reflets de la peau des surfaces — parfaits pour les tournages en extérieur avec une forte présence du ciel. Attention : ils coûtent environ un diaphragme de lumière et peuvent donner un aspect non naturel aux dégradés du ciel avec des focales larges.
Les filtres doux (diffusion, Tiffen Softmatte) lissent la peau, tout en conservant les détails si vous choisissez la bonne intensité. 1/4 ou 1/2 est généralement assez subtil pour l'esthétique moderne. Des valeurs plus fortes — l'ancien Softmatte 1 ou 2 — ressemblent rapidement à des taches de diffusion, pas à une mise en scène délibérée.
Les filtres de couleur — filtres de conversion Tungstène/Lumière du jour, filtres chauds, filtres froids — sont plus rares aujourd'hui, car la balance des blancs et l'étalonnage en DCI s'en chargent. Mais un 81A ou 81B pour une ambiance de lever de soleil sur un plateau pratique peut être plus rapide qu'une correction de couleur ultérieure. Les boîtes porte-filtres (Matte Boxes) maintiennent plusieurs filtres en parallèle, ce qui permet de gagner du temps lors d'une utilisation combinée.
La manipulation est critique : la poussière, les empreintes digitales, les rayures sont immédiatement visibles, car les filtres sont éclairés de face. Un chiffon microfibre et une boîte à filtres font partie de la routine. Et n'oubliez pas : les facteurs de filtre — surtout pour les filtres ND ou polarisants — doivent être pris en compte dans votre mesure d'exposition, sinon vous vous retrouverez avec une ouverture incorrecte.
Actualités
La discussion sur les tailles de filtres optimales montre la tendance continue vers des capteurs plus grands. Alors que les filtres de 4x4 pouces suffisent pour la plupart des caméras numériques, les cinéastes préfèrent de plus en plus les filtres de 4x5,65 pouces pour une meilleure couverture des bords sur les capteurs plus grands. Les filtres ND variables restent populaires pour les productions mobiles, mais les plateaux professionnels continuent de miser sur des systèmes de boîtes porte-filtres avec des filtres individuels pour un contrôle précis.
Actualités
Les filtres de correction de couleur tels que CTO (Color Temperature Orange) et CTB (Color Temperature Blue) sont essentiels pour ajuster différentes sources de lumière. Ces filtres existent en différentes intensités (1/1, 1/2, 1/4) pour effectuer des corrections précises de la température de couleur. De plus, les filtres Plus/Minus Green permettent de corriger les dérives de couleur avec la lumière artificielle ou les tubes fluorescents.