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Filtre à contraste doux
Caméra · Équipement

Filtre à contraste doux

Soft Contrast Filter
Murnau AI illustration
15lb sandbag 20 c stand 216 diffusion 250 diffusion 251 diffusion 25lb sandbag 35lb sandbag 40 c stand

Filtre optique à microparticules réduisant le contraste de 20–30% sans diffusion lumineuse visible. Densités Tiffen 1/8 à 3 ; perte environ 1/3 de diaph.

Détails techniques

Les filtres à contraste doux sont constitués de verre optique avec un revêtement vaporisé ou des microparticules incorporées qui diffusent la lumière de manière ciblée. Tiffen propose la série dans les puissances 1/8, 1/4, 1/2, 1, 2 et 3, la puissance 1/2 réduisant le contraste d'environ 20 à 30 %. Schneider-Kreuznach produit des optiques comparables sous la désignation "Classic Soft", tandis que Formatt-Hitech propose la série "Soft FX". Les filtres fonctionnent de manière sélective en fonction de la longueur d'onde : la lumière bleue est plus diffusée que la lumière rouge, ce qui entraîne un léger décalage de la température de couleur d'environ 100 à 200 K vers le ton chaud.

Histoire et développement

En 1974, Tiffen a développé le premier filtre à contraste doux commercial en réponse aux demandes des directeurs de la photographie pour une réduction du contraste plus subtile que celle des filtres de diffusion. Le directeur de la photographie Gordon Willis l'a utilisé systématiquement pour la première fois dans "The Parallax View" (1974). Dans les années 1980, le filtre s'est imposé dans le domaine des vidéoclips, notamment grâce au directeur de la photographie Daniel Pearl pour les vidéos de Madonna. La correction colorimétrique numérique des années 1990 a réduit la demande, mais a conduit au développement de variantes plus puissantes pour le "look film" à l'ère de la HD.

Utilisation pratique au cinéma

Roger Deakins a utilisé des filtres à contraste doux 1/2 pour les scènes de prison dans "The Shawshank Redemption" (1994) afin d'optimiser les tons chair sous un éclairage artificiel dur. Janusz Kamiński les a utilisés dans "Saving Private Ryan" (1998) pour les flashbacks, en combinaison avec des filtres 85-pol. Emmanuel Lubezki les a utilisés dans "The Revenant" (2015) dans des situations d'éclairage naturel pour compenser les contrastes élevés des capteurs numériques. Le filtre réduit le travail de post-production, car moins d'ajustement de contraste numérique est nécessaire. Inconvénient : perte d'environ 1/3 de diaphragme de transmission lumineuse.

Comparaison et alternatives

Différenciation par rapport aux filtres Pro-Mist : le contraste doux ne crée pas d'halation visible, tandis que le Pro-Mist produit une diffusion lumineuse marquée. Les filtres Ultra-Contrast agissent plus fortement et créent un "glowing" prononcé. Les alternatives numériques telles que la LUT "Soft FX" d'ARRI ou le traitement "Vintage" de RED émulent le look, mais n'atteignent pas la diffusion optique de la lumière. Les panneaux LED modernes avec des modes de contraste doux (Aputure 600d Pro) offrent des alternatives matérielles. En cas de réduction extrême du contraste, le filtre optique reste irremplaçable, car le post-traitement numérique ne peut pas reconstruire les hautes lumières déjà écrêtées.

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