Caméra Kodak 35mm à zoom variable et exposition automatique — cheval de trait industriel depuis les années 1960. Robuste, peu d'entretien, moins glamour que l'Arriflex.
Les Vario-35 et Vario-35A améliorées de Kodak étaient les bêtes de somme de la production cinématographique industrielle et documentaire — des caméras super 8 fiables et nécessitant peu d'entretien, qui ont établi la norme dans les écoles, les entreprises et les petites maisons de production depuis les années 1960. Alors que l'Arriflex portait le prestige, la Vario faisait son travail sans fioritures : qualité d'image constante, facilité d'utilisation, sources d'erreurs minimales.
La caractéristique principale était l'objectif zoom variable — un grand avantage pour le film scolaire et d'entreprise, où l'on ne voulait pas changer d'objectif. L'exposition automatique déchargeait le cadreur de la mesure, ce qui faisait gagner du temps lors des tournages documentaires et aidait les débutants à ne pas faire de grosses erreurs. Le film 16 mm passait par un système d'entraînement robuste ; la caméra pesait moins de 2 kg et tenait dans n'importe quel sac. Les batteries n'étaient pas critiques, l'entretien se limitait au nettoyage et à la vidange d'huile — pas le bricolage de haute précision qu'exigeait l'Arriflex.
En pratique, on reconnaissait immédiatement la Vario-35 à son boîtier métallique rectangulaire et à son viseur optique qui suivait le zoom. La qualité sonore était secondaire (principalement conçue pour le son synchrone, pas pour le mixage professionnel), et la vitesse du film était fixée à 18 ou 24 images par seconde — pas de variabilité pour le ralenti créatif. Mais c'était précisément le but : elle devait fonctionner, pas expérimenter. Ceux qui travaillaient avec savaient : faire la mise au point, ajuster le diaphragme, appuyer. C'est tout.
La Vario-35A (à partir du milieu des années 1970) apportait une électronique améliorée et une mesure d'exposition plus fiable. On trouve encore aujourd'hui des exemplaires fonctionnels sur les marchés aux puces, et les archivistes les apprécient car leur conception robuste a traversé les décennies. Elle représente une époque où la technologie de la caméra ne recherchait pas le glamour, mais la fonctionnalité. Comparée à la Bolex (mécanique, plus cinématographique, plus délicate) ou à l'Eclair (plus professionnelle, plus lourde), la Vario était le juste milieu raisonnable — fiable pour ceux qui voulaient simplement filmer.