Techniques de montage entre plans — cut, fondu, balayage, noir. Le cut est le standard; tout le reste demande justification dramaturgique.
La manière dont vous reliez deux plans détermine le rythme et la texture émotionnelle de votre film. Le coupe — le raccord direct et immédiat — est votre arme par défaut et doit le rester. Tout le reste coûte non seulement du temps au montage, mais aussi l'attention du spectateur. Un fondu enchaîné, un volet ou un cache font une ellipse doivent être justifiés dramaturgiquement, sinon ils donnent l'impression de retarder plutôt que de créer.
Dans le montage hollywoodien classique, les monteurs travaillent intuitivement avec des transitions invisibles. Le raccord se produit au moment où l'œil du spectateur est de toute façon distrait — un mouvement de tête, un changement de scène, une action. Les fondus enchaînés (Dissolves) signalent un saut temporel ou une continuité émotionnelle, par exemple lors du passage entre un rêve éveillé et la réalité ou entre deux lieux de la même action. Mais ils ralentissent aussi — utilisez-les consciemment lorsque vous avez besoin de silence. Les volets (Wipes) sont plus agressifs, presque documentaires, et paraissent rapidement bon marché aujourd'hui s'ils ne sont pas conçus comme un moyen stylistique visuel. Les caches marquent les changements de chapitre ou les pauses dramatiques — ce sont des respirations dans le film.
Dans votre pratique quotidienne : montez d'abord avec des coupes, construisez votre rythme. Si une partie boite, c'est rarement à cause d'une transition manquante — le plus souvent, c'est le mauvais plan ou le mauvais point d'entrée et de sortie. Ce n'est que lorsque vous avez vraiment besoin d'un décalage psychologique ou d'une connexion thématique entre deux scènes spatialement éloignées — ce n'est qu'alors que vous utilisez un fondu enchaîné ou similaire. Un bon fondu enchaîné dure 12 à 24 images à 24 ips, pas plus. Tout ce qui est en dessous paraît précipité, tout ce qui est au-dessus ralentit.
Faites également attention au montage sonore : le son peut être coupé bien avant ou bien après l'image. Ce montage asynchrone est souvent plus puissant qu'un fondu enchaîné parallèle des deux pistes. Un raccord avec un fondu sonore paraît moins dramatique qu'un simple raccord d'image avec le son ambiant continu de la nouvelle scène. La forme de la transition suit l'architecture émotionnelle, et non l'inverse.