Omission délibérée de photogrammes lors de la capture ou montage — pour time-lapse, stop-motion, ou économiser du rendu. Ne pas confondre avec photogrammes perdus.
Vous filmez un chantier pendant trois semaines et souhaitez condenser le matériel en 30 secondes — c'est là qu'intervient le saut d'images. Il s'agit de l'omission systématique d'images, soit directement lors de la prise de vue, soit ultérieurement au montage. Contrairement aux images perdues (Dropped Frames), qui résultent d'erreurs techniques, le saut d'images est une décision consciente et calculée. La caméra capture chaque image, mais vous n'en sélectionnez qu'une sur cinq, dix ou cent — selon l'effet de time-lapse souhaité.
Sur le plateau, cela fonctionne classiquement via l'enregistrement par intervalles : la caméra prend une image toutes les X secondes. En stop-motion, c'est de toute façon la norme — vous photographiez le personnage, le déplacez de deux centimètres, photographiez à nouveau. Le résultat semble fluide, bien qu'il puisse y avoir des heures entre les images. En time-lapse en prise de vue réelle, vous réglez également la caméra sur un intervalle : une image toutes les 2 secondes à 24 images/seconde donne un time-lapse 48 fois plus rapide. Le calcul est simple : plus l'intervalle entre les images capturées est grand, plus le mouvement est rapide dans le montage final.
Au montage, le saut d'images fonctionne différemment : vous avez déjà le matériel complet et supprimez des images a posteriori — supprimer une image sur cinq, par exemple, pour accélérer les mouvements ou pour économiser de la charge de rendu. Pour du matériel 4K, cela peut être judicieux : au lieu de monter en pleine résolution, vous travaillez temporairement avec des images sautées pour maintenir la fluidité de la timeline. Cela économise des ressources CPU sans avoir à rendre une version proxy séparée. Cependant : le résultat n'est pas identique à un véritable time-lapse. Le saut d'images produit une qualité légèrement saccadée — certains mouvements donnent l'impression de légers arrêts. Cela peut être intentionnel (look dystopique), mais devient vite maladroit si cela se produit involontairement.
Le plus grand piège : la confusion avec du matériel défectueux. Les images perdues résultent d'erreurs (disque dur plein, mauvais réglage du codec), le saut d'images est votre intention. Le contrôle qualité est essentiel — regardez l'aperçu avant de supprimer du matériel. En stop-motion et pour les effets de time-lapse purs, le saut d'images est indispensable. Pour les scènes de jeu, vous devriez l'éviter ou l'utiliser uniquement comme un artifice stylistique délibéré.