Vitesse d'avancement du film dans le projecteur — 24 fps standard au cinéma. Détermine si le mouvement à l'écran est ralenti ou normal.
La vitesse à laquelle votre matériel passe dans le projecteur détermine si les mouvements paraissent naturels ou s'ils glissent au ralenti. 24 images par seconde — c'est la norme mondiale pour le cinéma depuis près de cent ans, et ce chiffre n'est pas choisi au hasard. À 24 ips, votre œil crée une illusion de mouvement continu sans interruption ; en dessous, cela devient vacillant, au-dessus, l'action semble artificiellement précipitée.
Sur le plateau, vous utilisez la vitesse de projection pour contrôler les effets plus tard au montage ou même pendant la prise de vue. Si vous filmez à 48 ips au lieu de 24 ips — c'est-à-dire avec une fréquence d'images double — et que vous lisez ensuite le matériel à la vitesse de projection standard, vous obtenez un ralenti. Votre acteur tombe à vitesse normale, mais lorsque la projection restitue l'enregistrement à 48 ips à 24 ips, l'action s'étire. Inversement : si vous filmez à 12 ips et projetez à 24 ips, cela devient un accéléré. Pour les séquences d'action, l'eau, les explosions — partout où vous voulez manipuler le temps, ce principe est votre outil.
La cohérence entre la vitesse de tournage et la vitesse de projection est importante. Historiquement, il y a eu des différences régionales — les Européens tournaient longtemps à 25 ips, les Américains à 24 ips. Le numérique brouille partiellement cette frontière, mais pour les sorties en salle, 24 ips reste la norme. Les enregistrements à haute fréquence — 60, 120, voire 240 ips — sont nécessaires pour les effets de ralenti extrêmes ; lors de la lecture à la vitesse de projection standard, une demi-seconde d'action réelle se transforme soudainement en plusieurs secondes de tension étirée. C'est crucial non seulement techniquement, mais aussi dramaturgiquement : la même action semble complètement différente selon la durée de sa projection à l'écran.
Dans le flux de travail numérique, la vitesse de projection est moins mystérieuse qu'avec les bobines de film d'autrefois, mais pas moins pertinente. Lorsque vous placez vos marqueurs de montage, vous devez savoir à quelle cadence le matériel sera lu. Les erreurs de timecode surviennent souvent précisément ici — lorsque la vitesse de tournage et la projection divergent. En particulier pour les plans VFX ou le compositing, vous avez besoin d'une clarté absolue sur les conventions de fréquence d'images afin que vos motion graphics ne perdent pas leur rythme.