Visualisation 3D numérique des scènes de film utilisant des moteurs de jeu (Unity/Unreal) antérieure au tournage; réduit le temps de plateau de 15–25%.
Détails techniques
La prévisualisation (previz) fonctionne avec des systèmes de rendu basés sur des moteurs de jeu tels que Unity ou Unreal Engine 4/5, qui permettent une visualisation en temps réel à 60-120 ips. Les résolutions de travail standard sont de 1920x1080 pixels, avec des livrables finaux de prévisualisation en 2K (2048x1080) ou 4K (4096x2160). Les scènes typiques contiennent 50 000 à 500 000 polygones par image. Il existe trois variantes principales : le Gray-Boxing (formes géométriques simples), le Techviz (modèles techniquement précis) et le Postviz (visualisation ultérieure de plans déjà tournés).
Histoire & Développement
En 1977, Douglas Trumbull a développé les premières techniques de prévisualisation assistée par ordinateur pour "Rencontres du troisième type". Industrial Light & Magic a établi la prévisualisation numérique comme un flux de travail standard en 1993 avec "Jurassic Park". En 2002, Colin Green a fondé The Third Floor, le premier studio spécialisé dans la prévisualisation. Avec "Avatar" (2009), la prévisualisation a atteint un nouveau niveau de qualité grâce à l'intégration de la production virtuelle. Depuis 2018, les cartes graphiques de ray tracing en temps réel telles que la série NVIDIA RTX permettent une prévisualisation photoréaliste en temps réel.
Utilisation pratique au cinéma
"Mad Max: Fury Road" a utilisé 2 400 plans de prévisualisation pour toute la chorégraphie des poursuites. Marvel Studios produit en moyenne 800 à 1 200 plans de prévisualisation par film, dont 40 à 60 % de la mise en scène finale sont repris. Le flux de travail comprend le découpage du script, la mise en page 3D, l'animation et des cycles de révision typiquement de 3 à 5 itérations par séquence. La prévisualisation réduit le temps de plateau de 15 à 25 %, mais augmente la durée de préproduction de 8 à 12 semaines.
Comparaison & Alternatives
Les storyboards visualisent statiquement, la prévisualisation bouge. Les animatiques combinent des planches 2D avec des mouvements de caméra, mais n'atteignent pas la précision spatiale de la prévisualisation 3D. Le Techviz se concentre sur la faisabilité technique exacte, tandis que le Postviz combine des matériaux déjà tournés avec des éléments VFX planifiés. La production virtuelle remplace partiellement la prévisualisation par un tournage direct sur volume LED, mais coûte de 50 000 à 80 000 euros par jour de tournage, contre 3 000 à 5 000 euros par minute de prévisualisation.