Équipement de protection pour équipe et talent — casques, gilets, masques respiratoires en cascades, pyrotechnie ou produits chimiques. Documentation obligatoire.
Sur le plateau, la sécurité ne commence pas par de bonnes intentions, mais par les EPI — équipement de protection individuelle, qui se place entre les talents et la caméra, ainsi qu'entre l'équipe et le danger. Qu'il s'agisse d'un coordinateur de cascades, d'un artificier ou d'un caméraman près d'une explosion : sans EPI documentés et correctement portés, aucune production ne se déroule aujourd'hui. Le terme englobe les casques, les gilets, la protection respiratoire, la protection auditive, la protection oculaire et les combinaisons spécialisées — tout ce qui protège l'individu sur le site d'une agression physique ou chimique immédiate.
Pratique : Qui porte quoi et quand
Dans la réalisation des cascades, les EPI ne sont pas optionnels. Un cascadeur qui tombe porte un casque, une protection vertébrale et souvent des protections pour les coudes et les genoux — la caméra ne voit que la prise, pas le gilet de protection en dessous. Pour les prises de vues pyrotechniques, l'artificier lui-même ordonne qui doit porter une protection auditive et des lunettes de protection ; la distance par rapport à l'explosion détermine la classe de protection. Les produits chimiques sur le plateau — brouillard, aérosols de sang artificiel, fumée de soudage — nécessitent une protection respiratoire pour toutes les personnes se trouvant dans l'environnement immédiat. La différence entre un masque en papier et un filtre à charbon actif décide de la protection pulmonaire ou d'un placebo.
La règle critique : Toute mesure de protection doit être documentée. L'assistant réalisateur note qui a mis quel EPI et quand, et qui l'a retiré. Ce n'est pas de la bureaucratie — c'est une protection contre la responsabilité. Les accidents n'arrivent pas quand tout le monde sait que chacun était protégé. Ils arrivent quand la documentation manque et que des questions surgissent plus tard. J'ai vu des plateaux où la costumière devait cacher les EPI sous des accessoires parce que la caméra ne devait pas les montrer — c'est possible, mais les entrées dans le journal de sécurité doivent quand même être remplies intégralement.
Le déroulement pratique : La sécurité de production ou le responsable de production de l'unité effectue un inventaire ; avant chaque scène à risque, le chef de département (cascade, pyrotechnie, effets) vérifie les tailles, l'usure, l'ajustement. Les sangles du casque doivent être bien ajustées, pas pendantes. La protection respiratoire doit être réellement étanche, pas seulement pendre au menton. La protection auditive ne fonctionne que si elle est correctement utilisée — la plupart des gens ne le font pas correctement la première fois. Un briefing de 10 secondes avant la prise permet d'éviter les blessures et aide à maintenir la confiance de l'équipe. Les EPI ne sont pas le côté cool du cinéma, mais c'est ce qui permet aux gens de revoir leurs proches sur le plateau suivant.