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Tirage optique
VFX

Tirage optique

Optical Printer
Murnau AI illustration
optical printing optical printer opticals

Recopie optique du film original avec éléments optiques pour générer effets — ralenti, fondus, zooms, morphing. Précurseur du compositing numérique avant les années 2000.

Le procédé optique a longtemps été la seule méthode pour combiner plusieurs éléments filmiques dans la caméra elle-même. On plaçait le négatif ou le positif dans un appareil spécial – le tireur optique – et on le photographiait avec une seconde caméra. Cette seconde caméra pouvait zoomer, pivoter, modifier l'exposition ou ajuster le matériau image par image. C'est ainsi que sont nés les ralentis, les accélérés, les fondus enchaînés et les premiers effets de zoom, bien avant que le montage numérique ne soit possible. Un chef opérateur contrôlait l'optique, tandis que le technicien des effets spéciaux guidait image par image les mouvements de l'original.

Le coup de génie technique résidait dans la précision : chaque image devait être exposée exactement à la même position, sinon le résultat scintillerait. C'est pourquoi on utilisait des grilles de mesure et des repères de positionnement. Si l'on voulait combiner deux ou trois couches – par exemple, une personne devant un arrière-plan – on exposait le matériau plusieurs fois de suite. Cela exigeait une discipline et une expérience absolues. Une erreur au troisième ou quatrième passage signifiait : tout recommencer depuis le début. C'est pourquoi les techniciens des effets optiques étaient des spécialistes très bien payés, et que les effets de tirage optique étaient coûteux et longs.

En pratique, on travaillait souvent avec des bobines de négatif séparées : le plan d'action, le masque, l'arrière-plan – chacun tourné individuellement puis assemblé optiquement. Le grand inconvénient : chaque opération de copie dégradait légèrement la qualité de l'image, chaque image présentait des granulations légèrement différentes. Avec quatre ou cinq couches, cela devenait évident – perte de netteté et de plage dynamique. C'est pourquoi on essayait de tourner les effets aussi économiquement que possible et en temps réel, plutôt que de les retoucher après coup.

Avec la numérisation dans les années 90, la technique de copie optique est devenue obsolète. Les logiciels de compositing ont repris toutes ces fonctions – sans perte de qualité d'image, sans attente de copies physiques. Néanmoins, le tirage optique reste pertinent dans les manuels d'histoire du cinéma : il permet de comprendre pourquoi les effets dans les films plus anciens semblent parfois visiblement composés, et vous apprenez la logique méthodologique du montage couche par couche, qui imite le compositing numérique.

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