Comédie britannique hospitalière (1957–65) — format de base pour adaptations mondiales. Référence du dramedy médical en ensemble.
Le matériel d'origine britannique a rencontré un sujet qui se transmet immédiatement dans n'importe quelle langue et dans n'importe quel espace culturel : le quotidien de l'hôpital, les hiérarchies entre médecins et personnel soignant, le mélange de médecine sérieuse et de faiblesses humaines. Le format britannique a été diffusé de 1957 à 1965, créant ainsi un modèle qui se prêtait à des adaptations internationales. L'espace germanophone en a développé ses propres versions — un sujet avec ce type de reconnaissance fonctionne parce que les spectateurs savent immédiatement où ils en sont : à l'hôpital, le drame et la comédie se déroulent en parallèle, et le public se reconnaît lui-même ou quelqu'un qu'il connaît dans les personnages.
Pour la production de telles séries — qu'il s'agisse d'originaux ou d'adaptations — des règles dramaturgiques claires s'appliquent : le lieu est fixé (ce qui permet d'économiser des décors), les costumes sont imposés par l'institution (blouses blanches, uniformes), et les conflits naissent de la tension permanente entre la personne professionnelle et la personne privée. Un médecin doit se concentrer, mais son chagrin d'amour pèse quand même sur son humeur. Une infirmière doit être compatissante, mais la frustration des quarts de travail monte. Monter ces rythmes — entre des séquences scéniques qui doivent être courtes et concises, et les moments émotionnels plus intenses — demande un sens du timing qui va au-delà des simples gags.
La structure de base de telles séries façonne également la conception visuelle : couloirs étroits, salles lumineuses, bureaux des médecins — tout semble familier, presque documentaire. La caméra reste plutôt discrète, pour laisser au spectateur l'espace d'interpréter lui-même les scènes. Ce n'est pas la même chose que la théâtralité ; c'est plutôt une proximité contrôlée. Ceux qui supervisent de tels formats apprennent vite que la répétition est une caractéristique, pas un défaut : utiliser les mêmes lieux avec de nouveaux conflits crée une sorte de sécurité chez le public et permet un grand nombre d'épisodes avec un budget raisonnable.