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Garçonne look
Décoration

Garçonne look

Murnau AI illustration
decoration department art department set dressing crew set dressing 2

Tendance capillaire des années 1920 — coupe courte et androgyne pour femmes (Bubikopf). Signale l'émancipation et la modernité en costumes et portrait.

Dans les années 1920, représenter une femme aux cheveux courts à l'écran ne se résume pas à une simple coupe de cheveux — c'est une déclaration. La garçonne, cette coupe courte et garçonnière avec une raie sur le côté et souvent peignée en arrière, était le signe visuel de rébellion de toute une génération. Sur le plateau ou lors de la conception des costumes, il fallait comprendre : ce n'était pas un idéal de beauté au sens classique, mais un rejet délibéré de la féminité victorienne. Porter ce look — qu'il s'agisse d'une actrice ou d'une figurante — signalait l'indépendance, la vie nocturne, le dépassement des genres. Toutes les femmes de l'époque ne portaient pas cette coupe ; elle était à la fois un marqueur de classe et d'attitude.

Dans sa mise en œuvre pratique sur le plateau, la coupe garçonne est délicate : elle ne fonctionne qu'avec le bon type de forme de tête et nécessite un travail de coupe précis. Trop longue, elle paraît mignonne ; trop courte, elle paraît dure. La longueur idéale se situe juste en dessous de l'oreille, la nuque étant cruciale — pas trop rasée, sinon cela ressemble à une coupe pixie des années 1990 ; pas trop pleine, sinon on perd la modernité. Pour le coiffage sur le plateau : gel ou pommade pour lisser, souvent modelé en arrière avec un peigne humide. Sous les lumières de la caméra, les cheveux peuvent alors acquérir ce graphisme brillant typique qui ouvre le visage tout en le rendant anguleux — c'est précisément cet effet qui était recherché. Certains directeurs de la photographie adoraient cette coiffure, car les bords nets des cheveux contre les épaules permettaient un jeu graphique fort avec la lumière.

Historiquement, la mode garçonne a atteint son apogée entre 1923 et 1929 — période où le mouvement des femmes prenait de l'ampleur, le corset disparaissait et les ourlets remontaient. Les costumiers doivent ici faire la différence : une vraie garçonne porte des silhouettes étroites et droites, des robes à taille basse, parfois même des costumes d'homme ou des vestes de smoking androgynes. La coiffure seule ne suffit pas ; c'est le paquet complet de la politique corporelle. Couper seulement les cheveux, mais enfermer la femme dans une robe corsetée avec une poitrine mise en valeur, détruit toute l'imagerie visuelle. Au sens dramaturgique : un look garçonne sur une silhouette inappropriée paraît déplacé ou hésitant — comme si l'on n'avait pas compris ce que l'on voulait exprimer visuellement. C'est pourquoi ce look doit être confié à des coiffeurs et des costumiers qui ont la sémantique de l'androgynie moderne ancrée en eux.

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