Méthode de capture couleur qui enregistre les canaux RGB séquentiellement, frame par frame. Maximise la résolution couleur mais exige une synchronisation précise.
Au lieu d'enregistrer des informations de couleur superposées, vous lisez trois images consécutives — chacune n'expose qu'un canal de couleur (rouge, vert, bleu). Le procédé à séquence de trames était une réponse au dilemme classique du motif Bayer : si chaque pixel ne capture qu'une seule couleur, vous perdez en résolution spatiale. Ici, vous gagnez théoriquement une résolution complète par couleur, mais vous payez un prix élevé en complexité et en exigences matérielles.
Sur le plateau, vous avez besoin de trois choses : premièrement, une caméra capable de passer assez rapidement d'un filtre de couleur à un autre ou de changer de mode de capteur ; deuxièmement, un enregistrement stabilisé — tout décalage d'image vous condamne à des artefacts de ghosting ; troisièmement, au montage, un logiciel qui synthétise les trois images pour en faire une seule image RVB. La synchronisation entre l'exposition du capteur et la rotation du filtre est critique. Une milliseconde de décalage et vos canaux verts se retrouvent sur des objets rouges. Ce n'est pas un problème avec une caméra fixe et des sujets statiques — photographie de produit, documentaires sur trépied. Mais en prise de vue à main levée ? Mouvement de caméra ? Coupes rapides ? Vous deviendrez fou.
Historiquement, le procédé était pertinent dans les premières caméras numériques — certains systèmes à 3 capteurs l'utilisaient pour simuler une résolution plus élevée. Dans la pratique moderne, il est devenu presque obsolète. Pourquoi ? Parce que la technologie des capteurs (Stacked Chips, meilleur dématriçage, nombre de pixels plus élevé) résout le problème de manière plus élégante. Vous n'avez plus à vous battre avec la séquençage des images. Mais dans des domaines très spécialisés — documentation technique haute résolution, imagerie scientifique — on le rencontre encore.
Si vous devez vous y confronter : planifiez rigoureusement. Installation sur trépied, appareils synchronisés, votre correction colorimétrique doit se faire au rendu, pas après. La qualité par canal de couleur est effectivement supérieure à celle du Bayer — c'est le seul véritable avantage. Mais la charge logistique compense rarement cela. Dans 99 % des cas, vous utilisez un capteur de caméra moderne, ne payez pas pour ce fardeau et vous épargnez des semaines d'optimisation du flux de travail.