Surface optique revêtue qui réfléchit certaines longueurs d'onde et en transmet d'autres — crée des effets chromatiques. Zoom et systèmes optiques complexes.
Tu connais ce phénomène : la lumière frappe le verre et, soudain, une longueur d'onde se sépare comme par magie. C'est dichroïque — un revêtement optique qui ne se contente pas de réfléchir ou de transmettre, mais qui décide sélectivement en fonction de la couleur. Contrairement aux miroirs ou filtres normaux qui fonctionnent sur une large bande, une couche dichroïque réagit au niveau atomique à des longueurs d'onde spécifiques. Le résultat : une séparation des couleurs ultra-nettement définie, indispensable dans la technologie des caméras modernes.
Sur le plateau, tu rencontreras des filtres dichroïques dans deux contextes. Premièrement : dans le système de prismes des caméras 3 capteurs — là, un prisme dichroïque sépare la lumière blanche en RVB et dirige chaque couleur vers un capteur séparé. C'est la raison pour laquelle ces caméras fournissent des informations de couleur si propres. Deuxièmement : dans les optiques zoom et les constructions d'objectifs haut de gamme, où les surfaces dichroïques suppriment les réflexions internes, optimisant ainsi le contraste et la précision des couleurs. Certaines optiques de cinéma haut de gamme comportent plusieurs de ces revêtements pour minimiser les pertes de lumière et éliminer les aberrations.
En pratique, tu reconnaîtras un filtre dichroïque au fait qu'il luira de couleur sous un éclairage oblique — un violet ou un vert irisé, tandis que la couleur dominante passera. Ce n'est pas une impureté, mais le design. En matière de conception d'éclairage, certains directeurs de la photographie utilisent aussi consciemment les filtres dichroïques comme élément d'effet — par exemple, pour filtrer certaines composantes spectrales de la lumière du jour dure, sans sacrifier la luminosité. Cela fonctionne nettement plus efficacement que des filtres ND épais avec des dominantes de couleur indésirables.
Important : les filtres dichroïques sont dépendants de l'angle. Si tu modifies l'angle d'incidence, la netteté de la séparation spectrale se déplace. Cela joue surtout un rôle dans les systèmes de prismes — c'est pourquoi les éléments y sont montés avec une précision micrométrique. Pour l'entretien : ces surfaces sont extrêmement fragiles. Tu ne les nettoies pas comme des lentilles normales. Un souffleur d'air, c'est tout. Un chiffon et des solvants détruisent le revêtement.