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Éclairage en coquillage
Éclairage · Termes

Éclairage en coquillage

Clamshell Lighting
Murnau AI illustration
color temperature flow roll take

Configuration à deux sources : Key Light à 30–45° au-dessus et Fill Light à 15–30° sous l'axe caméra. Produit un éclairage doux et flatteur pour les beauty shots.

Détails Techniques

La source lumineuse supérieure est positionnée par défaut entre 30 et 45° au-dessus de l'axe de la caméra, la source inférieure entre 15 et 30° sous l'horizontale. On utilise généralement des softboxes de 60x90 cm à 120x180 cm ou des octaboxes de 120 à 150 cm de diamètre. La lumière d'appoint (fill light) a une puissance de 25 à 50% de celle de la lumière principale (key light). Pour les panneaux LED, la puissance minimale recommandée est de 200W pour la lumière inférieure et de 400 à 800W pour la lumière supérieure. Les projecteurs Fresnel nécessitent une diffusion supplémentaire par givrage ou soie. La température de couleur des deux sources doit être exactement identique – des écarts supérieurs à 100K deviennent visibles.

Histoire & Évolution

George Hurrell a développé cette technique en 1930 pour les portraits hollywoodiens et l'a établie comme norme pour la photographie glamour. Le directeur de la photographie Gregg Toland a adapté ce dispositif pour la première fois de manière systématique pour des prises de vues cinématographiques en 1940 sur "The Long Voyage Home". À partir des années 1950, l'éclairage en coquille est devenu la norme pour les gros plans des stars féminines. Avec l'introduction des projecteurs HMI en 1972, Osram a permis des rendements lumineux plus élevés avec une température de couleur constante. Les systèmes LED modernes depuis 2010 permettent une gradation précise des deux niveaux sans décalage de couleur.

Utilisation Pratique au Cinéma

Ridley Scott a utilisé systématiquement des configurations en coquille pour les gros plans de Sigourney Weaver dans "Alien" (1979), afin d'obtenir des reflets dans les yeux malgré l'atmosphère sombre. Emmanuel Lubezki a utilisé cette technique dans "The Revenant" (2015) avec une lumière naturelle zénithale et des réflecteurs comme lumière d'appoint. Les "beauty shots" dans les publicités utilisent souvent des rapports de 6:1 pour un contraste maximal. Le reflet inférieur élimine les poches sous les yeux et les sillons nasogéniens, tandis que la lumière supérieure sculpte les pommettes. Inconvénients : éclairage non naturel dans des conditions extrêmes, montage complexe lors des mouvements de caméra.

Comparaison & Alternatives

L'éclairage Rembrandt crée des ombres plus dramatiques grâce à un positionnement latéral, mais convient moins aux prises de vues de beauté. L'éclairage papillon utilise uniquement une lumière zénithale sans lumière d'appoint – des ombres plus dures sous le nez et le menton. Les Ring Lights produisent des ombres similaires, mais sans direction de lumière. Les panneaux LED modernes comme le Litepanels Gemini 2x1 combinent les deux niveaux en un seul panneau. Pour les interviews d'entreprise, deux tubes Kino Flo montés l'un sur l'autre remplacent souvent le dispositif classique. Pour les productions "run-and-gun", les panneaux LED fonctionnant sur batterie comme l'Aputure Nova P300c offrent une alternative compacte.

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