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B-Roll
Montage · Termes

B-Roll

Murnau AI illustration
flow para roll take

Matériel de complément sans son synchronisé, superposé au matériel principal pour illustrer visuellement entretiens ou narration.

Détails techniques

Dans les productions numériques, le B-Roll est généralement enregistré avec les mêmes réglages de caméra que le matériel A-Roll : fréquence d'images identique (généralement 24p ou 25p), résolution et profil de couleur. Le rapport entre le A-Roll et le B-Roll dans les documentaires est souvent de 1:5 à 1:8, ce qui signifie que pour chaque minute de matériel d'interview utilisé, 5 à 8 minutes de matériel B-Roll sont nécessaires. Techniquement, le B-Roll se distingue par l'absence de synchronisation avec la piste audio principale et est placé comme une piste vidéo séparée (Piste Vidéo 2 ou supérieure) dans la timeline.

Histoire et évolution

La technique du B-Roll s'est développée dans les années 1930 dans le domaine des actualités filmées, où les monteurs utilisaient deux projecteurs 16 mm pour passer du matériel de présentateur (A-Roll) aux images d'archives (B-Roll). En 1952, CBS News, sous la direction d'Edward R. Murrow, a établi l'utilisation systématique du B-Roll dans les documentaires télévisés. Avec l'introduction des magnétoscopes dans les années 1970, la technique de montage A/B-Roll est devenue la norme dans la production télévisuelle. Aujourd'hui, l'intégration se fait entièrement numériquement dans les systèmes de montage non linéaire.

Utilisation pratique au cinéma

Le film de Werner Herzog, "Grizzly Man" (2005), utilise plus de 100 heures de matériel d'archives de Timothy Treadwell comme B-Roll pour les interviews d'Herzog. Les documentaires de Michael Moore utilisent le B-Roll de manière ciblée pour créer un contraste ironique : dans "Bowling for Columbine" (2002), les interviews avec des lobbyistes des armes à feu sont contrastées par des images de victimes de la violence. Dans les productions de longs métrages, le B-Roll sert de couverture pour les plans d'établissement (Establishing Shots) ou les plans insérés (Insert Shots). Flux de travail typique : l'enregistrement du B-Roll a lieu pendant les changements de configuration de la caméra principale ou par des équipes de seconde unité en parallèle à la production principale.

Comparaison et alternatives

Le B-Roll se distingue des images d'archives (Stock Footage) par son enregistrement spécifique au projet, tandis que le matériel d'archives provient de banques d'images. Les plans insérés (Insert Shots) sont des gros plans narratifs pertinents, le B-Roll restant un soutien atmosphérique. Les plans de coupe (Cutaways) désignent les plans de réaction des personnes présentes, le B-Roll pouvant également inclure du matériel complètement indépendant. Les alternatives modernes comprennent les Motion Graphics et les infographies animées, en particulier dans les vidéos d'entreprise et le contenu en ligne, où le matériel B-Roll est coûteux ou indisponible.

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