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Coupe axiale
Réalisation · Termes

Coupe axiale

Axial Cut
Murnau AI illustration
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Raccord entre deux plans partageant le même axe caméra mais des échelles différentes, obtenu par variation de focale ou de position.

Détails techniques

Dans le montage axial, l'axe de la caméra reste constant à 0° de déviation par rapport à la direction de regard initiale. La focale peut varier entre 24 mm et 200 mm pour obtenir différentes tailles d'image sans perdre le positionnement central du sujet. En post-production numérique, les montages axiaux peuvent être simulés par des zooms (Digital Punch-In) avec des résolutions à partir de 4K, la qualité d'image diminuant sensiblement pour des facteurs d'agrandissement supérieurs à 200 %. Techniquement, on distingue le montage axial réel avec changement de position de la caméra du pseudo-montage axial par modification de la focale au même endroit.

Histoire et développement

Le montage axial s'est imposé dès 1903 dans "The Great Train Robbery" d'Edwin S. Porter, où pour la première fois, des coupes systématiques entre différentes tailles d'image du même sujet ont été réalisées. Sergei Eisenstein a perfectionné la technique en 1925 dans "Le Cuirassé Potemkine", définissant ainsi les bases théoriques du montage axial. Stanley Kubrick a révolutionné le montage axial en 1968 dans "2001 : L'Odyssée de l'espace" par une progression mathématique précise des tailles d'image – sa séquence de l'os au vaisseau spatial utilise des facteurs d'agrandissement exacts de 1:2:4:8. Avec l'introduction des systèmes de montage numériques à partir de 1990, le montage axial ultérieur par mise à l'échelle est devenu possible.

Utilisation pratique au cinéma

Dans "There Will Be Blood" (2007), Paul Thomas Anderson utilise des montages axiaux avec des sauts de focale extrêmes de 35 mm à 200 mm pour visualiser l'isolement psychologique de Daniel Plainview. Le montage fonctionne de manière optimale avec des sujets statiques et nécessite une différence de taille d'au moins 30 % entre les plans pour éviter les jump cuts. La technique est particulièrement efficace sur les visages de personnages centrés ou les objets symétriques. Le montage axial devient problématique avec des sujets en mouvement, car des déviations minimales de position entre les plans sont perçues comme des sauts gênants.

Comparaison et alternatives

Contrairement au raccord cut, qui relie des tailles d'image identiques, le montage axial modifie consciemment la distance au sujet. Le jump cut, en revanche, viole la règle des 30° par des déplacements minimaux de caméra, tandis que le montage axial l'évite par un changement radical de taille. Une alternative moderne est le push-in numérique, où des images 6K ou 8K sont mises à l'échelle ultérieurement – moins coûteux que des configurations de caméra supplémentaires, mais qualitativement limité. Le Dolly Zoom (effet Vertigo) combine un mouvement axial avec une modification de focale opposée et crée une distorsion spatiale plutôt qu'une simple variation de taille.

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