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Animatic
Production · Termes

Animatic

Murnau AI illustration
photomatic production preview

Version animée du storyboard avec timing et montage, créée dans un logiciel comme After Effects pour prévisualiser les séquences avant le tournage.

Détails techniques

Les animatiques modernes sont créés dans des logiciels tels que Toon Boom Storyboard Pro, Adobe After Effects ou Avid, avec une résolution d'image généralement de 1920x1080 pixels. La compression s'effectue par défaut en H.264 avec des débits binaires compris entre 5 et 15 Mbps pour les validations internes. Les mouvements de caméra sont simulés par des techniques 2.5D, où des dessins statiques sont divisés en couches Z et déplacés numériquement. Les panoramiques s'effectuent à une vitesse constante de 2 à 4 degrés par seconde, les zooms avec des courbes de vitesse logarithmiques. Les fréquences de coupe s'alignent sur les normes du genre : séquences d'action de 1 à 3 secondes par plan, dialogues de 4 à 8 secondes.

Histoire et développement

Walt Disney a introduit en 1933 le premier Leica-Reel mécanique pour "Les Trois Petits Cochons" – une bande de film 35 mm avec des panneaux de storyboard photographiés. George Lucas a révolutionné le procédé en 1977 avec "Star Wars" grâce au montage vidéo, rendant les modifications possibles sans nouvelle exposition. Pixar a établi en 1995 avec "Toy Story" les animatiques numériques comme norme pour les films d'animation par ordinateur. Depuis 2010, le rendu en temps réel dans Unreal Engine permet la mise en œuvre directe des animatiques dans des environnements 3D avec intégration en prise de vues réelles.

Utilisation pratique au cinéma

Steven Spielberg a utilisé pour "Indiana Jones 4" (2008) des animatiques de 45 minutes pour la prévisualisation de toutes les séquences d'action, ce qui a réduit le temps de tournage de 12 jours. Marvel Studios produit régulièrement des versions animatiques complètes de ses films avant le début du tournage – "Avengers: Endgame" contenait 2 847 plans animatiques pour la planification des effets visuels. Le flux de travail commence par l'importation du storyboard, suivie d'ajustements de timing au montage, d'une voix off temporaire (scratch dialogue) et d'une musique temporaire. Les animatiques révèlent les problèmes de rythme : des séquences trop longues sont détectées et corrigées avant le tournage coûteux.

Comparaison et alternatives

Par rapport aux storyboards statiques, les animatiques transmettent le rythme et le timing, mais nécessitent un temps de production 3 à 5 fois plus long. La prévisualisation (Previs) offre une qualité visuelle supérieure avec des modèles 3D, mais coûte 15 à 25 fois plus cher par minute. La Techvis se concentre sur la faisabilité technique des mouvements de caméra complexes. La Postvis remplace les animatiques en post-production par des placeholders photoréalistes. Pour les budgets inférieurs à 500 000 euros, les animatiques restent la norme, au-delà, les productions passent souvent à la prévisualisation 3D pour les séquences critiques.

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