Simulation technique de pluie, vent, brouillard et neige sur le plateau par pompes haute pression, souffleries et générateurs de vapeur pour une météorologie authentique.
Détails techniques
Les effets de pluie sont créés par des pompes haute pression d'une pression d'eau de 15 à 40 bars, distribuée via des systèmes de tuyaux perforés (Rain Bars) ou des systèmes d'arrosage. Les machines à vent (Ritter Fans) atteignent, avec une puissance moteur de 5 à 50 CV, des vitesses de vent de 15 à 120 km/h pour des diamètres de rotor de 0,6 à 3 mètres. Les effets de brouillard sont produits par des évaporateurs à base de propylène glycol à 160°C ou par la sublimation de glace carbonique (-78°C). Les effets de neige utilisent des flocons de papier, des granulés de sel ou de la mousse provenant de machines à neige spéciales à éjection pneumatique.
Histoire et développement
Les premiers effets météorologiques documentés sont apparus en 1902 dans le studio de Georges Méliès grâce à de primitifs systèmes de pulvérisation d'eau. En 1927, la société Rain-O-Matic a développé le premier système de pluie standardisé pour "Sunrise" de F.W. Murnau. Dans les années 1950, Disney a introduit des machines à neige mécaniques, et en 1975, l'utilisation de brouillard à base de glycérine dans "Barry Lyndon" a révolutionné la création d'atmosphère. L'intégration moderne de la CGI depuis les années 1990 combine les effets pratiques avec le post-traitement numérique.
Utilisation pratique dans le cinéma
"Blade Runner" (1982) a combiné 40 machines à pluie avec un éclairage HMI de 2000 watts pour le look noir caractéristique. "The Revenant" (2015) a utilisé de la neige naturelle complétée par des machines à flocons de papier par une température extérieure de -25°C. Les scènes de pluie nécessitent des quantités d'eau de 200 à 2000 litres par minute, en fonction de la surface de l'image. Les effets de vent sont construits progressivement : 15 km/h pour le mouvement des cheveux, 40 km/h pour les vêtements, 80+ km/h pour la simulation de tempête.
Comparaison et alternatives
Les effets météorologiques pratiques se distinguent des effets CGI par leurs réflexions de lumière et leurs ombres authentiques. Les réservoirs atmosphériques (Atmosphere Tanks) créent une brume contrôlée par opposition aux effets de brouillard localisés. Le tournage en extérieur par temps naturel offre de l'authenticité, mais nécessite des plannings de tournage flexibles et des assurances météo pouvant aller jusqu'à 500 000 euros par jour de tournage. Les approches hybrides combinent des extensions de décors avec des effets de premier plan pratiques pour une relation coût-bénéfice optimale.