Photographie image par image — arrête la caméra, déplace l'objet, expose l'image suivante. Crée du mouvement saccadé ou accéléré — clips et pub.
La caméra ne tourne pas en continu — elle s'arrête après chaque image, le talent ou le décor se déplace d'une distance définie, puis on enregistre l'image suivante. C'est le stop-and-go, et ceux qui l'ont pratiqué sur un plateau savent : c'est fastidieux, précis et sacrément efficace quand le mouvement a été calculé avec soin.
Concrètement, ça fonctionne comme ça : vous choisissez votre temps d'exposition par image (généralement 1 ou 2 secondes selon la lumière et la vitesse du mouvement ultérieur), vous filmez une image fixe, vous arrêtez la caméra, l'acteur ou le régisseur se déplace physiquement, disons, de 5 à 15 centimètres, image suivante, pause suivante, mouvement suivant. Au montage ou compilé en vidéo, ce ballet de photogrammes crée un mouvement fluide, mais sensiblement saccadé — pas aussi fluide qu'un 24 ips normal, mais comme si le temps avançait par minuscules bonds. Plus vous augmentez la distance de décalage physique, plus le mouvement résultant apparaît rapide en lecture.
Le champ d'application est limité, mais marquant : les clips musicaux en vivent, lorsque les artistes semblent danser par fragments dans l'espace ; les publicités l'utilisent pour assembler ou transformer des produits presque magiquement ; les séquences de titres (voir aussi Titre) s'en servent pour rendre les mouvements graphiques ou spatiaux surréalistes. L'effet est émotionnel — il attire l'attention, car le cerveau le perçoit : ce n'est pas normal. Les productions à petit budget y ont également recours, car vous n'avez pas besoin de matériel coûteux ou de chariots motorisés, juste de temps et d'un trépied.
À noter : la cohérence est primordiale. Chaque mouvement doit être de la même ampleur, l'exposition doit rester constante sur toutes les images (l'exposition automatique est votre ennemie), et la fréquence d'images en lecture doit être correcte — normalement 24 ips ou 25 ips. Un trépied de caméra instable détruit immédiatement le rendu. La situation lumineuse ne doit pas non plus varier ; la lumière artificielle à réglage fixe est idéale, pas de fenêtres avec une lumière du jour changeante. En tant que directeur de la photographie, vous n'avez pas beaucoup de choses à gérer ici, mais vous devez tout faire correctement.