Appareil photo numérique ou argentique — fonctionne en parallèle au tournage pour la presse et la documentation. Opéré indépendamment.
Sur le plateau, elle tourne constamment en parallèle — l'appareil photo de plateau documente pendant que la caméra principale enregistre la prise. Un appareil séparé, généralement opéré par un photographe dédié, qui travaille parallèlement à la production cinématographique et fonctionne indépendamment de la liste de montage et du plan de tournage. Les clichés servent plus tard de photos de presse pour les festivals, les cinémas et les studios, de contenu "Behind the Scenes" et de documentation interne du plateau. Sans photos de plateau, pas de dossier de presse décent — et c'est précisément ce que l'on constate plus tard, lorsque la post-production commence et que personne n'a d'images correctes pour la société de distribution.
Concrètement, cela fait une différence : alors que la caméra de cinéma a sa focale, son angle et son mouvement, le photographe de plateau se positionne de manière flexible dans l'espace, capture des détails que la caméra de cinéma ne voit pas, attend le bon moment entre les prises. Le numérique est aujourd'hui la norme — un appareil reflex ou hybride de haute qualité avec au moins 24 mégapixels — car la qualité de l'image doit résister plus tard dans les imprimés et les médias en ligne. Certains plateaux travaillent encore avec le moyen format, si le budget le permet et si les photos de presse doivent être vraiment grandioses. Le matériel argentique est devenu rare, mais il a encore du sens pour certains contextes de festival (esthétique Super 8, Polaroid).
Le photographe de plateau a besoin d'un œil différent de celui du directeur de la photographie. Alors que le chef opérateur planifie la composition pour 24 images par seconde, le photographe de plateau travaille avec des moments individuels, parfaits en eux-mêmes. Une bonne lumière pour la caméra de cinéma n'est pas automatiquement une bonne lumière pour les photos de plateau — il doit souvent positionner son appareil de manière à ne pas être dans le faisceau lumineux de la caméra de cinéma ni à perturber le son. L'utilisation du flash est taboue pendant les prises, mais entre les prises, une lumière supplémentaire peut être très utile pour réaliser des images percutantes. Le plus important : il documente les acteurs dans leurs rôles, les décors, l'atmosphère du plateau — non pas comme une œuvre d'art, mais comme un matériau exploitable.
Pour le DP ou le réalisateur : on ne pose pas l'appareil photo de plateau simplement à côté du moniteur. Il a besoin de son propre espace, de sa liberté de mouvement et d'accords clairs sur quand on peut photographier et quand on ne le peut pas. Un bon matériel à la fin d'une journée de tournage peut faire la différence entre un dossier de presse présentable et une collection inutilisable de mauvaises photographies.