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Rampe de vitesse
Caméra · Termes

Rampe de vitesse

Speed Ramp
Murnau AI illustration
flow para roll speed take

Variation progressive de la vitesse au sein d'un plan, passant de la vitesse normale au ralenti et inversement, réalisée par des débits variables (1–120 fps) ou interpolation numérique en postproduction.

Détails techniques

Les caméras numériques modernes comme la RED V-Raptor ou l'ARRI Alexa 35 permettent des cadences d'images variables de 1 à 120 ips en pleine résolution. Pour des "speed ramps" extrêmes, des caméras Phantom TMX jusqu'à 1,75 million d'ips sont utilisées. Le post-traitement s'effectue via des algorithmes d'Optical Flow dans des logiciels comme Twixtor ou les outils natifs de Time Remapping dans DaVinci Resolve et Adobe After Effects. Le logiciel interpole les images intermédiaires manquantes par analyse de mouvement des images adjacentes. Les paramètres critiques sont la durée de la rampe (typiquement 0,5-2 secondes), les courbes d'accélération/décélération (Ease-In/Out) et les rapports de cadence entre les paliers de vitesse.

Histoire & Évolution

Le pionnier du "speed ramp" fut le directeur de la photographie Bill Pope sur "Matrix" (1999), qui combina des systèmes mécaniques Variospeed avec du post-traitement numérique. Le réalisateur Zack Snyder perfectionna la technique dans "300" (2006) par l'utilisation systématique de caméras Phantom haute vitesse et de "speed ramps" numériques précis. La percée pour les productions à budget vint en 2008 avec la Canon 5D Mark II, qui offrit pour la première fois des cadences d'images variables dans les caméras DSLR. Aujourd'hui, l'interpolation d'images basée sur l'IA comme RIFE ou DAIN permet également des "speed ramps" ultérieurs à partir de matériel 24 ips.

Utilisation pratique au cinéma

L'application classique se trouve dans les séquences d'action : vitesse normale pour l'élan, ralenti pour le saut/coup, retour à la vitesse normale pour l'atterrissage/l'impact. "Mad Max: Fury Road" (2015) utilisa des "speed ramps" pour accentuer les moments de crash, "John Wick" (2014) pour la représentation précise de la manipulation d'armes. Le flux de travail exige une planification précise des mouvements de caméra, car les sections en ralenti nécessitent des temps de prise de vue 5 à 20 fois plus longs. Les changements d'éclairage lors de prises plus longues et les exigences accrues en matière de données pour les prises de vue à haute vitesse sont problématiques.

Comparaison & Alternatives

Les "speed ramps" se distinguent des coupes franches entre différentes vitesses par la rampe de transition continue. Les effets de vitesse variable sont créés en post-production, tandis que le Variospeed mécanique est réalisé directement lors du tournage. Le "frame blending" crée un flou de mouvement artificiel, l'"Optical Flow" interpole de véritables images intermédiaires. Pour des différences de vitesse extrêmes ou des mouvements complexes, des matrices "Bullet Time" avec de multiples caméras synchronisées sont utilisées. Le "speed ramping" moderne amélioré par l'IA permet également une création ultérieure à partir de matériel standard 24 ips avec une qualité acceptable.

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