Caméra de pied motorisée 16mm/35mm avec table XY mobile — standard industrie pour effets de zoom, travail de parallaxe et animation.
L'Oxberry a longtemps été l'appareil standard sur tous les bancs-titres professionnels d'animation — une caméra 16mm et 35mm en acier inoxydable avec un mouvement de table XY motorisé, permettant des zooms et des mouvements de caméra précis sur des matériaux bidimensionnels. Bien que les systèmes de contrôle de mouvement numériques l'aient aujourd'hui supplantée, le principe reste pertinent pour quiconque travaille avec des effets optiques et des films d'animation classiques. La caméra était placée verticalement au-dessus d'une table motorisée — celle-ci pouvait se déplacer dans les directions X et Y, tandis que la caméra elle-même pouvait être déplacée verticalement sur une colonne. Cela signifiait que vous pouviez zoomer (mise au point de l'objectif) et faire glisser le matériau sous la caméra simultanément, créant ainsi des effets de parallaxe ou des mouvements de caméra précis sur les arrière-plans.
En pratique, l'Oxberry était imbattable pour deux scénarios. Premièrement : l'intégration de films d'animation. Vous aviez un décor peint, vous le placiez sous la caméra, vous vous déplaciez vers la gauche tout en zoomant — cela créait une profondeur spatiale et un mouvement qui, autrement, n'auraient pu être obtenus qu'avec une véritable animation multi-couches. Deuxièmement : les effets optiques et la composition. De nombreux graphiques vectoriels 2D, séquences de titres et prises de vues d'animation étaient ainsi composés « dans la caméra » — c'est-à-dire pas après le montage, mais par une seule prise de vue exposée. Le contrôle moteur permettait des séquences de mouvements répétables, précises à la sous-image près. C'était essentiel si vous vouliez exposer plusieurs couches séparément (« exposition par couches »).
Pour les configurations modernes, le principe est toujours utilisable lorsque l'on travaille avec des méthodes de composition optique ou que l'on produit en hybride analogique. Des équivalents numériques existent sous forme de pieds de caméra contrôlés par logiciel via éclairage LED et contrôleurs robotiques — mais ceux qui tournent encore sur pellicule ou numérisent des archives doivent comprendre la logique de l'Oxberry : précision motorisée exacte, courbes de mouvement calibrables, exposition multi-prises synchronisée. La caméra elle-même nécessitait beaucoup d'entretien et était lourde, mais son résultat en valait la peine — chaque zoom, chaque mouvement de caméra était absolument reproductible, ce qui était indispensable pour le compositing d'effets.