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Multicouche
Caméra · Termes

Multicouche

Multi-Coated
Murnau AI illustration
flow para roll take

Revêtement multicouche réduisant la réflexion résiduelle à 0,2–0,5 %. Zeiss T* utilise 6–10 couches ; objectifs Cooke /i, 12 couches en pulvérisation sous vide.

Détails techniques

Les traitements multicouches modernes atteignent une réflexion résiduelle de 0,2 à 0,5 % par surface, contre 4 % pour les lentilles non traitées. Le traitement T\* de Zeiss utilise 6 à 10 couches, tandis que les objectifs Cooke /i emploient des systèmes à 12 couches. Les couches sont appliquées par pulvérisation cathodique sous vide ou par évaporation par faisceau d'électrons à 10⁻⁶ mbar. Les objectifs de cinéma haut de gamme tels que les Arri Master Primes possèdent jusqu'à 16 éléments de lentille avec deux surfaces traitées chacun – sans traitement multicouche, plus de 50 % de la lumière incidente serait perdue par réflexions internes.

Histoire et développement

Zeiss a développé le premier traitement simple en 1935, et Kodak a introduit les systèmes multicouches en 1946. La percée pour la cinématographie a été le traitement T\* de Zeiss pour les objectifs Super-Speed en 1972, suivi par la série S4 de Cooke en 1992. Depuis 2000, les procédés de dépôt assisté par plasma permettent des systèmes de couches plus complexes avec jusqu'à 20 couches. Les développements actuels intègrent des nanostructures pour un dés-éblouissement à large bande.

Utilisation pratique au cinéma

Le directeur de la photographie Roger Deakins a utilisé les Arri Master Primes multicouches pour "Blade Runner 2049" (2017) afin de contrôler les Lens Flares lors de prises de vues en contre-jour extrêmes. Le traitement précis a permis des effets lumineux calculables plutôt que des artefacts de lumière diffuse aléatoires. Wes Anderson privilégie pour ses compositions symétriques les Cooke S4 avec leur traitement multicouche caractéristique, qui offre des aberrations chromatiques minimales et une grande netteté. Lors des prises de nuit, le traitement multicouche augmente le rendement lumineux utilisable de 30 à 40 % par rapport aux systèmes à traitement simple.

Comparaison et alternatives

Le traitement simple coûte 60 % de moins, mais n'offre qu'une réflexion résiduelle de 1 à 2 %. Les objectifs non traités génèrent des pertes de contraste et des images fantômes notables. Les traitements spéciaux tels que l'Arri LDS (Lens Data System) combinent des propriétés anti-réflexion avec la transmission de métadonnées. Les traitements PVD (Physical Vapor Deposition) remplacent de plus en plus les procédés classiques et permettent des surfaces plus dures et plus résistantes aux rayures. Les objectifs vintage sans traitement multicouche sont délibérément utilisés pour leurs flares caractéristiques et leur contraste réduit.

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