Objectifs anamorphiques soviétiques (1962-1985) LOMO, T2,8-T3,5, flares bleus distinctifs et bokeh ovale issu de la compression 2,0x.
Détails Techniques
La série Lomo Round Front couvre des focales de 35 mm à 150 mm avec une ouverture constante de T2,8-T3,5. Le tirage est de 52 mm pour les adaptations en monture PL, bien qu'ils aient été initialement conçus pour les caméras soviétiques avec un tirage de 45,5 mm. Les objectifs pèsent entre 2,8 kg (35 mm) et 4,2 kg (150 mm) et mesurent 140 à 180 mm de long. La lentille frontale a un diamètre de 95 mm pour toutes les focales. Les flares bleus, dus au traitement multicouche spécial, ainsi que les ronds de bokeh ovales dus à la compression anamorphique, sont caractéristiques.
Histoire & Développement
LOMO a développé ces objectifs en 1962 pour le cinéma soviétique, en alternative aux systèmes CinemaScope occidentaux de Panavision et Bausch & Lomb. La production s'est étendue jusqu'en 1985, avec environ 2 000 exemplaires produits. Après l'effondrement de l'Union soviétique, de nombreux objectifs ont trouvé leur chemin sur le marché occidental. Depuis 2010, des spécialistes comme Iron Glass Adapters les adaptent pour les caméras modernes en monture PL.
Utilisation Pratique au Cinéma
Alejandro G. Iñárritu a utilisé les objectifs Lomo Round Front dans "The Revenant" (2015) pour renforcer l'atmosphère brute de la nature sauvage. Les flares bleus caractéristiques et le rendu doux à pleine ouverture complétaient les scènes naturalistes en lumière disponible. Le flux de travail nécessite une désqueeze en post-production avec un facteur de 2,0x. La faible profondeur de champ à T2,8 permet un fort détachement du sujet, tandis que les ronds de bokeh ovales confèrent à l'image une esthétique distinctive.
Comparaison & Alternatives
Comparés aux anamorphiques modernes tels que les Panavision C-Series ou ARRI Master Anamorphic, les Lomo Round Front se distinguent par des aberrations optiques plus prononcées et une distorsion moins corrigée. Alors que les Zeiss Supreme Prime Radiance ou Atlas Orion offrent des flares contrôlés, les objectifs soviétiques génèrent des effets plus imprévisibles et organiques. Pour les productions au look épuré, les systèmes modernes sont plus adaptés, tandis que les Lomo Round Front restent irremplaçables pour des looks cinématographiques marqués et artificiels.