Lumière diffusée par des réflecteurs ou diffuseurs au lieu d'être dirigée directement sur le sujet. Produit des ombres douces sans arêtes dures; mise en place 2-3x plus longue.
Détails techniques
Les matériaux de rebond typiques réfléchissent entre 60 et 95 % de la lumière incidente : le polystyrène blanc atteint 85 %, la feuille d'argent jusqu'à 95 %, tandis que les murs blancs réfléchissent environ 70 à 80 %. Les diffuseurs en soie transmettent 50 à 70 % de la lumière tout en la diffusant. La température de couleur reste constante avec des réflecteurs neutres, les panneaux de rebond dorés réchauffent la lumière de 200 à 500 Kelvin. Les configurations professionnelles utilisent des cadres de 12x12 pieds avec des matériaux interchangeables ou des panneaux poly motorisés pour des ajustements continus.
Histoire et développement
Le directeur de la photographie Gregg Toland a popularisé systématiquement la lumière indirecte à partir de 1935 pour un éclairage plus naturaliste dans des films tels que "Les Plus Belles Années de notre vie" (1946). La technique a pris de l'importance avec les films Eastmancolor des années 1950, car la lumière directe provoquait souvent des ombres trop dures et une surexposition. Les panneaux LED modernes depuis 2010 permettent un contrôle plus précis de l'éclairage indirect grâce à des réseaux dimmables et un contrôle par application.
Utilisation pratique au cinéma
Pour "Blade Runner 2049" (2017), Roger Deakins a utilisé de grands panneaux LED avec réflexion indirecte pour les scènes d'appartement afin de simuler la lumière du jour naturelle. Emmanuel Lubezki a obtenu l'éclairage doux caractéristique de "The Revenant" (2015) en utilisant exclusivement la lumière d'appoint indirecte. Les flux de travail standard comprennent le rebond de la lumière principale pour l'ombrage de la peau, la diffusion en soie pour les plans de beauté et le rebond au plafond pour un éclairage uniforme de la pièce. Inconvénients : temps de configuration 2 à 3 fois plus long et consommation d'énergie plus élevée en raison des pertes de lumière.
Comparaison et alternatives
Contrairement à la lumière directe (Hard Light), la lumière indirecte crée des transitions d'ombre douces sans bords d'ombre visibles. Les boîtes à lumière (Soft Boxes) combinent des propriétés directes et indirectes grâce à la réflexion interne. Les boules chinoises (China Balls) offrent une diffusion à 360°, tandis que la lumière de rebond reste directionnelle. Les volumes LED (Production Virtuelle) remplacent de plus en plus les configurations de rebond traditionnelles par un éclairage ambiant contrôlé numériquement dans des productions comme "The Mandalorian" (2019).