Système de projection 3D grand format avec double film 15/70mm — lunettes polarisantes et projection double créent la profondeur stéréo. Netteté optique maximale au cinéma.
Lorsque vous filmez pour l'IMAX 3D, vous travaillez avec une logistique de caméra fondamentalement différente des productions standard. Vous avez besoin de deux caméras de film 15/70mm, parfaitement synchronisées — une pour chaque œil. La distance entre les objectifs détermine l'axe stéréoscopique et, par conséquent, l'effet de profondeur. Une mauvaise calibration entraîne non seulement des effets visuels inconfortables, mais aussi des maux de tête pour le public. Les objectifs doivent être ajustés perpendiculairement l'un à l'autre au millimètre près ; toute déviation sera visible sur l'écran de sept mètres de large.
Le système utilise la polarisation circulaire plutôt que linéaire — c'est pourquoi vous pouvez bouger la tête au cinéma sans que l'effet 3D ne s'effondre. Chaque caméra expose sa bande de film séparément, les deux passant en projection de manière synchronisée. La zone d'image utilise le format complet 15/70mm (huit perforations de hauteur au lieu des quatre standard), ce qui vous donne une résolution optique qui vous fait, en tant que directeur de la photographie, réfléchir : chaque imperfection sur le plateau devient visible. De la poussière sur l'objectif ? Vous la verrez au prochain cinéma IMAX — en grossissement massif.
Concrètement, cela signifie que les listes de montage deviennent complexes. Vous coordonnez deux négatifs parallèles, et le monteur doit maintenir les deux bandes synchronisées au millimètre près. L'effort d'éclairage est doublé, car les deux caméras nécessitent un éclairage identique, mais enregistrent depuis des positions légèrement décalées. Les effets de parallaxe apparaissent rapidement — là où l'œil 2D est détendu, l'IMAX 3D crée parfois une tension optique que vous devez contrôler.
La luminance dans la salle de cinéma est impressionnante, mais c'est aussi le plus grand défi : le système ne pardonne pas la sous-exposition. Votre approche doit être conservatrice — plutôt une ouverture de plus en luminosité qu'en obscurité. Les scènes à fort contraste entraînent des effets de scintillement à travers les lunettes polarisées. Pour les objets en mouvement : les mouvements de caméra rapides peuvent créer des artefacts optiques dans une salle IMAX 3D qui ne sont pas apparents dans le montage brut, mais qui sont gênants dans le film fini. C'est pourquoi de nombreuses productions IMAX 3D (voir également le mot-clé Stéréoscopie) sont chorégraphiées de manière plus statique — ce n'est pas un défaut, mais un principe de conception.