Film combinant photo, vidéo et animation — ni purement photoréaliste ni entièrement animé. Pense à «Qui veut la peau de Roger Rabbit» ou compositing VFX contemporain.
Lorsque vous êtes assis à la table lumineuse et que vous combinez des prises de vues réelles avec du CGI, du stop-motion et de l'animation classique — c'est le médium hybride. La caméra capture de vrais acteurs, l'écran vert s'illumine, puis le compositeur, lors du montage, insère des personnages animés, des effets ou des environnements créés numériquement juste à côté. Le public ne voit à la fin aucune frontière claire entre ce qui a été filmé en réel et ce qui sort de l'ordinateur. C'est l'essence de cette méthode de travail.
En pratique, cela signifie que vous avez besoin de disciplines différentes sur le plateau que pour des productions purement en prise de vues réelles. Les acteurs doivent réagir à des repères qui seront plus tard occupés par des personnages animés — pensez à « Qui veut la peau de Roger Rabbit », où de vraies personnes jouent avec des espaces vides comme s'il y avait des dessins animés. La focale de la caméra doit être suivie avec précision afin que l'animation puisse être projetée plus tard dans le même espace 3D. La mise en lumière devient une négociation : le plateau est éclairé de manière à ce que les éléments réels et artificiels apparaissent de manière cohérente — les ombres, les reflets, la température de couleur doivent s'harmoniser.
C'est lors du compositing que le véritable travail s'effectue. Des artistes en motion graphics, des généralistes 3D et des spécialistes du rotoscoping travaillent ensemble et superposent les calques. Une tasse créée numériquement tombe dans une vraie pièce. Un fond peint fusionne avec un premier plan réel. Des effets de particules (vraies gouttes d'eau, gerbes d'étincelles rendues) coexistent. La crédibilité dépend des détails : comment la lumière traverse-t-elle les cheveux d'une personne réelle lorsqu'elle se tient devant un feu animé ?
Le médium hybride n'est pas du montage au sens classique du terme — c'est de la synthèse. Les couches fusionnent optiquement, pas temporellement. C'est ce qui le distingue du truc des figurants ou de la simple superposition de calques. Les blockbusters modernes travaillent presque exclusivement de manière hybride : de vrais acteurs dans des mondes numériques (capture sur fond vert), de vrais environnements avec des objets et des créatures animés. La frontière entre le « film » et l'« animation » est depuis longtemps obsolète — il n'y a plus que la composition visuelle.