1920×1080 en 24 images/seconde — capture cinéma numérique sans scintillement 50Hz. Norme Panasonic GH, moins cher que RAW.
La fréquence d'images de 24p en résolution HD (1920x1080) est née d'une solution pragmatique pour une esthétique cinématographique sans les coûts de l'enregistrement RAW. Vous connaissez le problème : la télévision classique fonctionne en 50 Hz (PAL) ou 60 Hz (NTSC), ce qui donne aux mouvements un aspect lisse et « savonneux ». Mais dès que vous passez à 24 images par seconde, le spectateur reconnaît immédiatement la sensation de cinéma — moins d'images intermédiaires interpolées créent l'illusion de flou de mouvement que nous connaissons des projections 35 mm.
Dans la pratique avec le HD-24p — par exemple sur les Panasonic GH5 ou GH6 — on s'habitue rapidement au fait que la prévisualisation dans l'EVF semble un peu plus « scintillante » qu'en 50p ou 60p. Ce n'est pas un défaut, c'est intentionnel. Il ne faut pas tomber dans le réflexe d'augmenter le taux d'images « pour que cela paraisse plus fluide ». Le montage final vous montrera que le 24p était la bonne décision. La taille de stockage et le débit binaire sont nettement inférieurs à ceux des projets 4K, ce qui allège considérablement la charge lors de tournages exigeants ou sans équipement SSD haut de gamme.
Manipulation pratique : Assurez-vous que votre moniteur ou vos enregistreurs externes peuvent également afficher correctement le 24p — certains modèles bon marché basculent automatiquement en 50p, ce qui contredit l'enregistrement. En montage, les séquences 24p sont traitées par défaut dans des timelines 24 ips ; une conversion en 25p (pour la diffusion PAL) coûte toujours un peu en fluidité, mais est réalisable. L'angle d'obturation est souvent réglé sur 180° en 24p, ce qui correspond à un temps de pose de 1/50 s — cela crée la qualité caractéristique de flou de mouvement que vous connaissez du cinéma.
Le HD-24p comble le fossé entre les enregistrements H.264 entièrement compressés et la 4K RAW non compressée. Ce format s'est particulièrement avéré utile pour les productions documentaires ou à petit budget : vous n'avez pas besoin d'un budget d'assistant caméra pour la gestion des données, aucune correction colorimétrique de laboratoire n'est impérativement requise, et pourtant l'aspect cinématographique est là. Certains chefs opérateurs utilisent même le HD-24p comme format de caméra B à côté de systèmes plus importants, car l'interopérabilité au montage est plus fluide qu'avec des pipelines à formats mixtes.