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Cookie
Éclairage · Termes

Cookie

Murnau AI illustration
color temperature flow roll take

Un cache (cucoloris) est un écran qui bloque la lumière et crée des ombres patterisées dans le cadre. Outil standard pour texturer l'éclairage sur le plateau.

Détails techniques

Les cookies de cinéma sont constitués d'un cadre léger en tube d'aluminium avec un tissu Duvetyne noir, offrant une résistance à la température jusqu'à 180°C. Les tailles standard comprennent 18x24 pouces, 24x36 pouces, 4x4 pieds et 6x6 pieds. Les cadres pèsent entre 0,5 kg (petite taille) et 3,5 kg (6x6 pieds) et disposent de points de fixation intégrés pour les pieds C ou les bras de préhension. Les versions modernes utilisent des systèmes Snap-Grid, permettant un montage et un démontage sans outils en moins de 30 secondes. Des variantes spéciales comme les "Open End Scrims" combinent les fonctions de cookie avec des effets d'assombrissement graduels.

Histoire & Évolution

Les premiers cookies sont apparus en 1923 dans les studios Paramount, lorsque le directeur de la photographie Karl Struss a adapté des décors de théâtre noirs pour un guidage lumineux plus précis. En 1935, Mole-Richardson a développé les premiers cookies de cinéma fabriqués industriellement avec des dimensions standardisées. La percée est survenue en 1941 avec le travail de Gregg Toland sur "Citizen Kane", où les cookies ont été utilisés pour la première fois systématiquement pour l'éclairage low-key. Dans les années 1960, Matthews Studio Equipment a introduit des cadres pliables qui ont révolutionné le transport et le stockage. Les cookies d'aujourd'hui intègrent des matériaux résistants aux UV et des systèmes de fixation modulaires.

Utilisation pratique au cinéma

Les cookies créent des bords d'ombre durs pour l'esthétique du film noir, comme dans "Blade Runner" (1982), où Ridley Scott a créé des effets de persiennes vénitiennes grâce à un placement précis des cookies devant des lampes tungstène 10K. Dans "Le Parrain" (1972), Gordon Willis a utilisé des cookies pour créer les ombres caractéristiques des yeux. Flux de travail typique : le cookie est monté à 2-4 mètres de la source lumineuse pour éviter les transitions d'ombre douces, ou directement sur la lumière pour des délimitations nettes. Lors des tournages en lumière du jour, de grands cookies de 12x12 pieds servent de "remplissage négatif" pour augmenter le contraste.

Comparaison & Alternatives

Les drapeaux bloquent complètement la lumière dans des zones rectangulaires, tandis que les cookies créent des formes et des motifs spécifiques. Les grilles réduisent l'intensité lumineuse progressivement, les cookies créent des contrastes binaires clair-obscur. Les coupe-flux fonctionnent comme une occultation linéaire, les cookies permettent des ombres géométriques complexes. Les panneaux LED modernes avec leurs volets intégrés remplacent partiellement les configurations de cookies, mais n'atteignent pas la formation d'ombres précise des cookies physiques. La post-production numérique peut simuler des effets de cookies, mais il manque l'interaction naturelle de la lumière sur le plateau pour des ombres authentiques sur les objets et les acteurs.

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