Les optiques Cooke produisent des tons de peau chauds par décalage de 150–200K de température de couleur et bokeh doux avec iris 11 lames.
Détails techniques
Les objectifs Cooke utilisent un revêtement spécial appelé "Cooke Color" avec 18 à 22 couches par surface de lentille, réduisant les reflets à moins de 0,02 %. La chaleur caractéristique est obtenue par un léger décalage de la température de couleur de 150 à 200 K vers le rouge à 5600 K lumière du jour. Le bokeh présente des points lumineux circulaires avec des bords doux plutôt que des contours nets, créés par le diaphragme à 11 lamelles de la série S4/i. Les objectifs Cooke modernes atteignent des valeurs T entre T1.4 et T2.8 avec une reproduction des couleurs constante sur toutes les focales de 12 mm à 300 mm.
Histoire et développement
Cooke Optical Company a développé le premier Speed Panchro avec T2.3 en 1920, qui est devenu la norme à Hollywood. En 1967, Dennis Ollive a introduit le design de la série III, qui a façonné le Cooke Look moderne. En 1998, les objectifs S4/i avec leur technologie /i ont révolutionné l'industrie grâce à la transmission intégrée de métadonnées. En 2016, Cooke a élargi son portefeuille avec les anamorphiques offrant une compression 2:1 tout en conservant la reproduction des couleurs caractéristique.
Utilisation pratique au cinéma
Roger Deakins a utilisé des Cooke S4/i pour "The King's Speech" (2010) afin d'obtenir des portraits intimes avec une reproduction naturelle des tons chair. La trilogie "The Lord of the Rings" a utilisé exclusivement des optiques Cooke pour les gros plans des personnages, tandis que les paysages ont été filmés avec Zeiss. Des séries comme "Game of Thrones" et "Stranger Things" s'appuient sur les anamorphiques Cooke pour un look cinématographique avec des budgets télévisuels. La douceur de la chute de netteté convient particulièrement aux situations de lumière ambiante sous T2.0.
Comparaison et alternatives
Alors que les Zeiss Master Primes offrent une netteté clinique et des couleurs neutres, les cinéastes préfèrent Cooke pour la représentation organique de la peau et les scènes émotionnelles. Les Leica Summilux-C offrent une chaleur similaire, mais avec un contraste plus marqué. Les Canon K35 produisent des flares vintage, tandis que les Cooke restent plus contrôlables. Des alternatives modernes comme Sigma Cine ou Atlas Orion copient le Cooke Look numériquement, mais n'atteignent pas la cohérence optique sur toutes les focales. Pour une esthétique de science-fiction stérile, on choisira Zeiss, pour les drames humains, Cooke.