Petit rôle, généralement non essentiel — une ou quelques répliques, souvent sans nom au scénario. Le casting se fait vite; l'accent reste sur les rôles principaux.
Sur le plateau, un petit rôle se décide souvent en quelques secondes. Le réalisateur a besoin de quelqu'un pour la caissière de supermarché, le policier en arrière-plan ou le voisin qui dit deux phrases — et voilà. Ces micro-casting sont le savoir-faire du quotidien cinématographique, surtout dans les productions à petit budget où le temps de casting est limité. Un rôle secondaire de ce type a rarement un nom développé dans le scénario, parfois juste une désignation fonctionnelle. Le dialogue comprend une ligne, au maximum quelques phrases. Cela le distingue d'un véritable rôle secondaire — qui a toujours une fonction narrative et plusieurs scènes.
En pratique, cela se passe ainsi : le réalisateur ou l'UPM esquisse au directeur de casting ce dont ils ont besoin. Une demi-heure plus tard, trois ou quatre candidats sont dans la pièce. Parfois, c'est un acteur local de la ville, parfois quelqu'un de la production elle-même — un décorateur qui a une belle apparence et n'est pas trop cher. Important : la personne doit correspondre fonctionnellement à l'image, pas nécessairement bien jouer. Souvent, elle est de toute façon à l'arrière-plan ou enregistre son texte en voix off. Cela permet d'économiser des jours de tournage.
La différence avec un rôle de figurant réside dans la ligne de dialogue. Un figurant ne bouge que, un acteur de second plan parle. Cela complique la facturation Gema et nécessite un contrat judicieux — même si la rémunération est minime. Dans les productions télévisuelles, cela est réglementé plus strictement que dans le cinéma indépendant, où parfois le réalisateur lui-même double le rôle et où cela est échangé au montage plus tard.
Technique de casting : on vérifie rapidement si la voix correspond à la scène et si la personne peut dire les deux lignes sans grand théâtre. Pas de répétition de scènes de sélection, pas de sondage psychologique profond — cela ne vaut pas la peine. Le temps consacré doit correspondre au résultat. Parfois, le casting n'a lieu que le jour du tournage, lorsqu'il devient clair qui est disponible. C'est serré, mais pas non professionnel — c'est simplement la réalité des productions avec une planification stricte. Un petit rôle bien casté contribue néanmoins au réalisme : la bonne personne à la bonne seconde à l'image fait la différence entre crédible et bricolé.