Réflecteur parabolique avec déflecteur central pour éclairage portrait semi-dur; produit des catchlights ronds distinctifs et souligne la texture cutanée à un angle de diffusion de 60–80°.
Détails techniques
La construction se compose d'une coupelle réfléchissante avec un déflecteur central situé à une distance de 8 à 15 cm du fond de la coupelle. Le revêtement intérieur est généralement blanc (température de couleur neutre), argenté (rendement lumineux plus élevé, +0,5 diaphragme) ou doré (température de couleur plus chaude d'environ 200K). L'angle de faisceau est de 60 à 80°, la perte de lumière par rapport au flash direct est d'environ 1,5 diaphragme. Les versions modernes disposent d'accessoires en nid d'abeille (grilles en nid d'abeille) avec des angles de faisceau de 10°, 20° ou 40° pour un guidage lumineux plus précis.
Histoire et développement
Le Beauty Dish s'est développé à partir de 1965 à partir des coupelles de flash de la photographie de mode en studio, marqué par des photographes tels que Richard Avedon et Irving Penn. Broncolor a lancé en 1974 le premier Beauty Dish produit en série, le "Beautyport", suivi par Profoto avec le "Magnum Reflector" en 1981. À partir des années 1990, le Beauty Dish s'est également imposé dans l'industrie cinématographique pour les gros plans et les interviews, renforcé par le passage aux caméras numériques avec une performance ISO plus élevée à partir de 2005.
Utilisation pratique au cinéma
Dans "Her" (2013), le directeur de la photographie Hoyte van Hoytema a utilisé des Beauty Dishes pour les conversations intimes entre Joaquin Phoenix et l'IA, afin de renforcer l'atmosphère chaleureuse mais distante. Workflow typique : positionnement à 45° au-dessus de la hauteur des yeux à une distance de 1 à 2 mètres du sujet, combiné à une faible lumière de remplissage par le bas. Le Beauty Dish crée des reflets caractéristiques et ronds dans les yeux et souligne les structures de la peau grâce à son caractère lumineux mi-doux. Inconvénients : éclairage limité pour les sujets de groupe, défavorable pour les contours du visage prononcés.
Comparaison et alternatives
Par rapport aux boîtes à lumière, le Beauty Dish produit une lumière plus contrastée avec des ombres plus définies, et un éclairage nettement plus doux par rapport aux projecteurs Fresnel. Les panneaux LED avec diffuseurs paraboliques comme l'ARRI SkyPanel avec nid d'abeille atteignent des caractéristiques lumineuses similaires avec une température de couleur variable. En cas de problèmes de peau ou pour des acteurs plus âgés, les directeurs de la photographie préfèrent les grandes boîtes à lumière (120x180 cm), pour un éclairage plus dramatique, des sources lumineuses dures avec des volets. Le Beauty Dish reste le premier choix pour des portraits à l'aspect naturel avec une modélisation subtile.